C’est le dessin d’un joli vélo à l’ancienne que l’on trouve en couverture de la nouvelle plaquette du Radiant-Bellevue. Le patron des lieux, Victor Bosch, s’en explique à l’intérieur de la brochure. “La petite reine”, c’est une invitation au mouvement, au déplacement et à la découverte.
Et, à condition d’avoir de bonnes jambes (ou une assistance électrique), on peut parfaitement monter jusqu’au sommet de Caluire, où se situe l’une des plus belles scènes de la métropole. Les occasions seront d’ailleurs nombreuses pour se livrer à de telles échappées culturelles.
L’affiche 2026-2027 est encore plus dense que les années précédentes. Avec une offre qui couvre l’ensemble du spectre des disciplines artistiques contemporaines (théâtre, humour, musique, danse, cirque). Et de nombreuses pépites pas encore connues à découvrir mais aussi, comme c’est toujours le cas ici, une pluie de stars.
Ainsi Le Radiant accueillera-t-il encore des grands comédiens qui viennent la jouer en solo. Pierre Arditi régalera les spectateurs (le 9 novembre, Un soir avec Pierre Arditi) en leur racontant des anecdotes savoureuses tirées de sa très longue carrière sur les planches et à l’écran. Mais également en leur transmettant son amour des livres, en s’arrêtant sur certains chefs-d’œuvre tirés de sa bibliothèque. Une soirée, promet-il, “comme au coin du feu”.
Les plus beaux poèmes de Victor Hugo
Pour ce qui est de faire partager les grands textes, même – et peut-être surtout – en cabotinant, personne n’arrive à la hauteur de Fabrice Luchini. D’autant qu’il viendra déclamer les plus beaux poèmes de Victor Hugo (Demain dès l’aube, Booz endormi). À ces textes, il mêle des commentaires de Charles Baudelaire ou de Charles Péguy. Mais aussi, comme toujours, après tout c’est aussi pour ça qu’on l’apprécie, ses propres appréciations et ses irrésistibles digressions qui fustigent la médiocrité de l’époque actuelle.
Enfin, pour les spectateurs de théâtre qui apprécient les classiques, plutôt rares dans les autres salles, notez que l’on pourra voir au Radiant deux grandes pièces de Molière qui, comme on dit dans ces cas-là – mais il se trouve que c’est vrai –, n’ont rien perdu de leur actualité.
L’École des femmes (les 20 et 21 octobre), dans une mise en scène de Robin Renucci, avec François Morel dans le rôle d’Arnolphe. Et Le Bourgeois gentilhomme (les 10 et 11 décembre), dans une version “comédie-ballet” dirigée par Jérémie Lippmann, avec l’excellent Jean-Paul Rouve dans le rôle-titre.
