Adapté d’un roman de Claude Gritti inspiré d’un fait historique, Les Enfants du Levant revient sur plus de quinze ans de traite dans des bagnes pour enfants. Ils ne disparaîtront qu’en 1934, après dénonciation lors d’une campagne de presse.
En 1850, une loi française autorise la création de bagnes pour mineurs. L’opportuniste comte de Pourtalès, propriétaire de l’île du Levant, souhaitant réhabiliter ses terres, saute sur l’occasion. Il ouvre une colonie agricole au sein du bagne de Sainte-Anne de l’île du Levant, au large de Toulon.
Une soixantaine d’enfants y sont déportés à pied de Paris et découvriront des conditions d’incarcération désastreuses. Des travaux forcés au cours desquels près d’un enfant sur dix trouvera la mort. Devant les ravages de la malnutrition, la maladie et les accidents, les enfants déclencheront une mutinerie pour mettre fin à cet enfer.
La compositrice Isabelle Aboulker s’empare en 2001 de cette histoire tragique. En compagnie de Christian Eymery chargé du livret, elle a conçu un opéra interprété par, et pour, des enfants. Ce sont en effet les solistes et choristes de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon qui incarneront ces voix d’enfants sacrifiés au théâtre de la Renaissance.
Les Enfants du Levant – Du 27 au 30 mai au théâtre de la Renaissance – www.opera-lyon.com
