Une intersyndicale appelle à un mouvement de grève des salariés de la sûreté aéroportuaire de Lyon ce vendredi 13 mars. En cause, des discours contradictoires qui pourraient dégrader leurs conditions de travail.
Ils dénoncent la division du marché de la sûreté aéroportuaire en deux lots, confiés à des sociétés différentes. Ce vendredi 13 mars, l'intersyndicale comprenant la CGT, ou encore FO annonce un appel à la grève. En cause, Vinci-ADL (aéroport de Lyon) soustraite la sûreté des lieux par appel d'offres. Selon le communiqué de Solidaires Sud Aérien, la société AFPS vient de perdre le marché au profit de ICTS sur la partie sûreté des passagers. Cependant, les deux entreprises tiendraient un discours contradictoire sur le cadre juridique de ce transfert de compétences, mettant en péril les futures conditions des salariés.
En effet, ICTS prévoit de garder uniquement les employés qui auront travaillé 900 heures sur les derniers mois, excluant "les personnes en arrêt maladie, en accident de travail, en congé parental". De plus, les nouvelles sociétés qui gèrent la partie sûreté des passagers se renvoient la balle sur les congés payés. ICTS demande à AFPS de les solder avant le transfert, tandis que celle-ci annoncent
qu’ils doivent être transférés en même temps que les contrats. A noter que la passation de pouvoir aura lieu le 1er avril prochain.
De ce fait, l'intersyndicale réclame un "transfert sans aucune perte d’emploi ni perte de congé payé" et "la clarification du transfert et sécurisation des salariés".
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