Après un rassemblement ce jeudi devant la mairie du 3e arrondissement, la CGT de la Ville de Lyon lance un appel à la grève face au "plan d’austérité" que souhaite mettre en place le président du Comité des œuvres sociaux (COS), Rémy Zinck.
Nouveau mouvement de contestation. Après que la CGT de la Ville de Lyon a lancé un appel à la grève au Musée des Beaux-Arts, le syndicat appelle les agents du Comité des œuvres sociales (COS) à se mettre en grève pour affirmer leur désaccord face au "plan d’austérité imposé" par son président, Rémy Zinck, également maire du 4e arrondissement.
Un préavis de grève a également été déposé du 10 au 30 septembre par la CGT de la Ville de Lyon. Une manifestation se déroulera, elle, le 29 septembre à 10 h 30, depuis la manufacture des tabacs, dans le 8e arrondissement.
Des mesures "particulièrement brutales"
Avec ce plan, le COS, qui verse des prestations sociales aux personnels de la Ville de Lyon, subirait des mesures "particulièrement brutales" : "réduction de moitié de la participation aux frais de scolarité, suspension des bons de Noël pour les agents et les retraités, diminution de la valeur des chèques de Noël destinés aux enfants." Des prestations "essentielles" pour le pouvoir d’achat des agents, assure la CGT de la Ville de Lyon dans un communiqué, mais revues à la baisse en raison "de choix politiques et d’une mauvaise gestion dont les agents ne doivent pas payer les conséquences", dénonce-t-elle toujours.
Alors que Rémi Zinck refuserait toujours de retirer son "plan d’austérité", la CGT estime que "cette obstination est incompréhensible et irresponsable." Et d’ajouter : "Le COS appartient aux agents. Il doit répondre à leurs besoins, et non devenir une nouvelle variable d’ajustement pour faire toujours plus d’économies."
En plus du retrait de ces nouvelles mesures, le syndicat demande le versement par la Ville de Lyon d’une dotation "exceptionnelle de 600 000 euros" afin de "rétablir durablement la situation financière du COS" ainsi que la revalorisation du point d’indice à 6,50 euros et les moyens "nécessaires" au financement de service public "de qualité."
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