Au lendemain de la réintégration de Jean-Michel Aulas au sein de l’exécutif de la Métropole de Lyon, le groupe Socialiste et Place publique fustige la décision de Véronique Sarselli.
La réintégration de Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton à la Métropole de Lyon ne passe pas auprès du groupe Socialiste et Place publique. Dans un communiqué publié ce vendredi 11 septembre, ses co-présidents Sandrine Runel et Cédric Van Styvendael s’indignent de la décision de Véronique Sarselli de rendre leurs délégations aux trois vice-présidents.
"Les calculs politiciens ont primé sur l’intransigeance indispensable face aux violences sexistes et sexuelles", dénonce l’opposition. Ils estiment que cette décision "porte un coup à toutes les victimes de VSS (violences sexistes et sexuelles) et à l’institution qu’elle a l’honneur de présider".
"La parole des femmes vaut mieux que ça"
Les trois vice-présidents avaient été privés de leurs délégations en juin dernier, dans le contexte de la crise liée à l’affaire Abreu. Jeudi 10 septembre, Véronique Sarselli a finalement annoncé leur réintégration, estimant avoir "tranché pour l’institution et le territoire, pas pour des personnes".
Une décision que le groupe d’opposition juge difficilement justifiable. "Alors même qu’aucune décision marquante en matière de VSS n’est intervenue depuis juin, la première sur ce sujet est leur réintégration", regrettent Sandrine Runel et Cédric Van Styvendael. "Six mois de mandat. Quatre consacrés à la politique politicienne (...) La parole des femmes vaut mieux que ça. Elle vaut mieux que les arrangements politiques et les intérêts personnels."
Jeudi soir, quelques instants après l’annonce de la Métropole, le groupe écologiste dénonçait une "insulte aux femmes victimes de violence sexuelle et sexiste". Des propos visiblement partagés à gauche.
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