Ce lundi, le gouvernement de Sébastien Lecornu a renoncé à une possible réforme du texte relatif au 1er mai, au plus grand désarroi des organisations patronales de la région Auvergne-Rhône-Alpes comme l’U2P.
L’Union des entreprises de proximités (U2P) Auvergne-Rhône-Alpes monte au créneau. Dans un communiqué publié mardi 14 avril, l’organisation patronale a vivement critiqué la décision du gouvernement de ne pas modifier la loi encadrant le travail le 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé en France.
En effet, le gouvernement a confirmé lundi, à l’issue d’une réunion avec les syndicats, qu’aucune loi ne serait adoptée avant le 1er mai 2026. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également annoncé que des discussions seraient menées dans les prochaines semaines, tout en renvoyant une éventuelle réforme de ce texte à 2027 (ou plus tard).
"Les artisans et commerçants ne comprennent rien à cette politique de gribouille"
Une décision saluée par les syndicats de travailleurs, mais fustigée par les entreprises de proximité. "Les artisans et commerçants ne comprennent rien à cette politique de gribouille. Il n’a jamais été question d’imposer une généralisation du travail le 1er mai, mais juste de laisser la possibilité aux salariés de quelques commerces de proximité de travailler en vue d’améliorer leur pouvoir d’achat", a regretté Michel Picon, président de l’U2P.
L’organisation défendait une mesure permettant à certains commerces tels que les boulangeries, les fleuristes ou encore les boucheries d’ouvrir le 1er mai avec des salariés volontaires, rémunérés au double.
En attendant, la situation reste inchangée pour le 1er mai prochain, au grand regret de l’U2P, qui appelle à une reprise rapide des discussions pour trouver une solution. "Le 1er mai ne peut rester un symbole figé au détriment de l’activité économique et des besoins des territoires", peut-on lire dans le communiqué.
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Liliane Daligand, professeure émérite de médecine légale