Les salariés de Symbio appellent à un mouvement de grève mardi 28 avril à Saint-Fons pour dénoncer un plan de suppression de 358 postes.
Un mouvement social est annoncé mardi 28 avril à partir de 13 h devant le site de Symbio, à Saint-Fons. Les salariés veulent alerter les actionnaires et les pouvoirs publics sur l’avenir de l’entreprise, spécialisée dans les piles à hydrogène.
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Installée dans une usine récente de 26 000 m², et inaugurée en grande pompe en décembre 2023, la société emploie près de 500 personnes et appartient à Michelin, Stellantis et Forvia. Elle bénéficie également d’importantes subventions publiques de l’État et de Union européenne pour soutenir la filière hydrogène.
Un retrait de Stellantis qui a mis à mal le projet
Mais suite au retrait de Stellantis de la filière hydrogène et alors que l'usine devait être occupée à 80% par la fabrication de piles à combustible, un plan de sauvegarde de l’emploi menace désormais 358 postes, soit près de 70 % des effectifs. Les salariés dénoncent un dispositif jugé insuffisant et redoutent une perte de souveraineté industrielle, ainsi que la fuite de savoir-faire stratégiques. Faute de réponses de la direction et des actionnaires, ils ont décidé de durcir le mouvement afin d’obtenir des garanties pour l’avenir du site et de ses employés.
Une nouvelle grève qui s'inscrit dans un contexte difficile pour le secteur pétrochimique. Une industrie qui traverse depuis quelques mois une crise profonde, malmenée par les coûts élevés de l'énergie, une baisse de la demande et une concurrence internationale forte, asiatique surtout. Ces dernières années, plusieurs entreprises de la chimie ont connu des jours sombres dans l'Hexagone.
Fin 2021, le fabricant de plastique PVC Kem One, qui possède également un site à Saint-Fons dans la vallée de la chimie, a été racheté par le fonds d'investissement américain Apollo après avoir échappé à la faillite, mais sa dette a explosé depuis, ce qui suscite les inquiétudes de ses employés. Au printemps 2025, l'usine Vencorex, fleuron de la chimie française installé près de Grenoble, a été reprise a minima par son concurrent chinois Wanhua, qui n'a gardé qu'une fraction de son activité et de ses salariés.
Ce lundi, c'est l'avenir de l'entreprise basée également à Saint-Fons, Polytechnyl qui va se jouer devant le tribunal des affaires économiques de Lyon. Plus de 500 emplois sont menacés.

un exemple de plus des gaspillages financiers d'aides publiques pour des entreprises non pérennes et leur coût supplémentaire en terme de chômage, social ... à l'image de la désindustrialisation de notre pays. Cela sera fabriqué ailleurs et nous auront perdu sur tous les plans, souveraineté industrielle, chômage, emploi, et même pollution puisque se rajouteront les frais de transports polluants pour l'acheminement de cette production dans d'autres pays sur une terre dont les écolos ont l'air d'oublier que c'est un monde "fini" !
ce qui est rappelé est tout simplement l'échec de la macronie, on paye pour vendre certains de nos actifs industriels à des investisseurs étrangers qui récupérent nos technologies, nos brevets puis ferment les usines en nous laissant les chômeurs, une vision financière de l'industrie par un banquier incompétent qui a mis le pays en faillite sur le dos des travailleurs et des contribuables.