Thierry Fontaine, président général de l'Umih du Rhône
Thierry Fontaine, président général de l’Umih du Rhône

"Nous vous tendons la main" : l’UMIH du Rhône appelle les lycéens et travailleurs au dialogue

Dans une lettre ouverte adressée aux Gilets jaunes et aux étudiants, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) du Rhône propose d’ouvrir des espaces de dialogue entre représentants pour porter des propositions communes.

Alors que la mobilisation contre la vie chère se poursuit partout en France, Gilets Jaunes, lycéens, étudiants et travailleurs s’apprêtent à se mobiliser une nouvelle fois le 5 novembre prochain. Et c’est parce qu’elle partage le même "constat" que l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) du Rhône adresse ce mardi 27 octobre une lettre ouverte aux représentants lyonnais des salariés et des étudiants pour tenter d’ouvrir le dialogue.

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Une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50 %

"À l’UMIH du Rhône, nous ne contestons ni ces difficultés ni la légitimité de ces préoccupations. Nous les entendons. Et nous savons qu’elles ne concernent pas une seule catégorie de la population. Étudiants, salariés, indépendants, commerçants, restaurateurs : nous ne vivons pas tous la même réalité, mais nous faisons face à des difficultés qui se rejoignent", écrit-elle. Alors que les professionnels du secteur "se battent" pour maintenir leur activité, notamment après les dégradations et pillages commis le 17 octobre, l’UMIH assure "que l’équilibre devient de plus en plus difficile à tenir." Selon une enquête menée par l’UMIH du Rhône auprès de ses adhérents, les événements des deux dernières semaines ont entraîné une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50 % pour près de 30 % des répondants, par rapport aux deux premières semaines d’octobre.

Pour l’UMIH, il est donc nécessaire de ne pas se tromper de cible. "Les cafés, les restaurants, les hôtels et les commerces ne sont pas les responsables de la vie chère. Ils en subissent eux aussi les conséquences. Fragiliser ces entreprises, bloquer leur activité ou détruire leur outil de travail ne corrige pas les déséquilibres économiques. Cela ajoute de la difficulté à la difficulté, de la précarité à la précarité, et parfois condamne des emplois que nous devrions tous chercher à préserver", plaide-t-elle encore.

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"Nous pouvons aussi chercher ensemble ce qui nous rassemble"

C’est pour cette raison qu’elle propose "officiellement" d’ouvrir des espaces de dialogue entre les représentants lyonnais des Gilets jaunes, des étudiants, du CHRD et des représentants économiques du Rhône. "Nous pouvons débattre de nos désaccords. Nous pouvons avoir des parcours, des priorités et des moyens d’action différents. Mais nous pouvons aussi chercher ensemble ce qui nous rassemble, identifier des solutions et porter des propositions communes, sans que les uns aient à sacrifier les autres pour être entendus", poursuit l’UMIH dans sa lettre.

Un moyen de "tendre la main" aux représentants, "non pour faire taire la colère, mais pour lui donner une perspective. Non pour renoncer aux revendications, mais pour leur permettre d’aboutir. Non pour nier nos différences, mais pour faire de nos réalités partagées le point de départ d’un dialogue utile."

Et de conclure : "Ne nous faisons pas payer les uns aux autres une crise que nous dénonçons ensemble. Asseyons-nous autour de la même table et cherchons des solutions. C’est dans cet esprit de responsabilité, de respect et de solidarité que l’UMIH du Rhône souhaite aujourd’hui engager ce dialogue."

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