Le maire de Lyon Grégory Doucet et son adjointe à l’Éducation Stéphanie Léger devant l’école Jules Verne (3e arr.) rassurent les parents face à la possible fermeture de deux classes.(Clémence Margall)

"Nous sommes déterminés à agir", promet Grégory Doucet face aux possibles fermetures de classes à Lyon

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, et son adjointe à l’Éducation, Stéphanie Léger, appellent l’Éducation nationale à revenir sur sa décision de fermer des classes la rentrée prochaine. Dans le Rhône, 149 classes sont menacées.

L’inquiétude monte dans les 200 écoles de la ville de Lyon alors que plane la menace de plusieurs fermetures de classe. Dans le Rhône, cela concernerait 149 classes dès la rentrée prochaine.

C’est donc dans un contexte particulièrement tendu que le maire Grégory Doucet s’est rendu, après une première rencontre aux côtés de parents d’élèves, avec son adjointe à l’Éducation, Stéphanie Léger, devant l’école maternelle et l’école primaire Jules Verne, dans le 3e arrondissement, ce jeudi 2 avril. Objectif : réaffirmer son soutien et promettre de "mener le combat" pour que le moins de classes ne ferment.

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"On travaille dans des conditions catastrophiques"

Et à la sortie de l’école ce jeudi, les professeurs ne se font pas attendre pour faire entendre leur ras-le-bol, mêlé à une profonde fatigue. "Nous sommes dans une situation extrêmement problématique", confie une enseignante de CE2 et CM1. "Nous sommes très inquiets. On travaille dans des conditions catastrophiques. Je n’ai jamais connu autant d’arrêts-maladies", martèle-t-elle encore. L’enseignante a notamment souhaité alerté le maire sur le manque de temps et d’outils consacrés aux enfants en situation de handicap. "On n’a clairement pas les billes pour les aider. On manque cruellement d’AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap : Ndlr). Si une classe ferme, on ne va pas y arriver", précise encore l’enseignante. Au groupe scolaire Jules Verne, une classe de primaire et une classe de maternelle sont menacées de fermeture.

À ses côtés, Grégory Doucet écoute, lui qui avait promis durant la campagne de créer une équipe municipale d’AESH. "Ces fermetures sont synonymes de conditions d’apprentissage dégradées, en totale contradiction avec les efforts que nous avons mis en place depuis plusieurs années", souligne-t-il. Et d’ajouter : "S’il y en a, il faut faire en sorte qu’elles soient le plus limité possible et qu’elles ne dégradent pas l’accueil des enfants."

"Nous sommes déterminés à agir"

Oui mais voilà, comme cela a déjà été le cas à l’école primaire Jules Verne, les enseignants se retrouvent déjà avec des classes de plus de 30 élèves et ils n’en peuvent plus. "Cela ne nous va pas du tout. Nous sommes déterminés à agir, comme d’autres maires en France d'ailleurs." Alors que faire ? Grégory Doucet estime qu’il "ne s’agit pas de simplement faire remonter les doléances, mais d’appeler l’Éducation nationale à maintenir les classes ouvertes pour que les effectifs soient raisonnables et que les professeurs maintiennent de bonnes conditions d’apprentissage."

Grégory Doucet et Stéphanie Léger se disent ainsi prêts à discuter "jusqu’à la fin de l’année scolaire" pour faire plier l’État. Optimiste, l’édile conclut : "Les seuls combats que l’on est sûr de perdre sont ceux que l’on n’a pas menés." Il n’est d’ailleurs pas le seul à se dire déterminé, les parents d’élèves du groupe scolaire Jules Verne ont lancé hier une pétition pour faire entendre leurs revendications. En 2025, 19 classes avaient déjà fermé leurs portes à Lyon.

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