La députée insoumise du Rhône, Anaïs Belouassa-Cherifi, annonce saisir le tribunal administratif de Lyon après l’annulation de la réservation d’une salle municipale pour une conférence de Raphaël Arnault, prévue le 5 novembre autour de son livre Antifasciste.
La conférence de Raphaël Arnault, député La France insoumise (LFI) du Vaucluse et cofondateur du collectif antifasciste la Jeune Garde, devait se tenir le 5 novembre prochain dans une salle municipale de la mairie du 8e arrondissement de Lyon. L’événement, consacré à son livre Antifasciste, et qui devait également réunir la députée insoumise du Rhône, Anaïs Belouassa-Cherifi, se voit finalement privé de salle.
Dans un communiqué, Anaïs Belouassa-Cherifi reproche à la municipalité du 8e arrondissement d’avoir utilisé le "pouvoir de police" pour annuler "un événement politique et littéraire, plutôt que de garantir la libre expression". "Ces principes et libertés garantissent notre état de droit et la vitalité de notre démocratie", affirme-t-elle. Une information confirmée par nos confrères de Tribune de Lyon, qui ont pu consulté le courrier du maire Olivier Berzane. L'annulation aurait été prise dès le 27 octobre.
"Cette décision est motivée par les risques que comporte la tenue de cet événement"
Dans une réponse transmis à nos confrères, la Ville de Lyon indique ce soir que "cette décision est motivée par les risques que comporte la tenue de cet événement, programmé un jour de forte mobilisation sociale. C’est dans ce contexte, et sans garantie que les conditions de sécurité nécessaires soient réunies, que cette décision a été prise. Les organisateurs eux-mêmes s’étaient inquiétés auprès de la Ville des risques sécuritaires liés à l’événement." Et d'ajouter : "La Ville de Lyon tient à rappeler son attachement à l’expression de la diversité des opinions et sa responsabilité afin que celles-ci puissent s’exercer sereinement." Plus tôt dans la journée, le maire de Lyon, Grégory Doucet, déclarait vouloir le report de cette conférence en raison de la mobilisation sociale prévue ce jour-là, estimant que ce n’est pas raisonnable d’organiser ailleurs dans la ville un événement susceptible de créer de la tension et d’aller chercher des forces."
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La justice saisie
Face à cette annulation, Anaïs Belouassa-Cherifi annonce avoir décidé de saisir le tribunal administratif de Lyon par la voie d’un référé-liberté, une procédure d’urgence destinée à protéger une liberté fondamentale. "La liberté d’expression, de réunion et de manifestation sont des principes garants de notre République", rappelle la députée. Elle demande ainsi au maire de Lyon et au préfet du Rhône de garantir la tenue de cette rencontre. "Jamais nous ne céderons", conclut-elle dans son communiqué.
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