Candidat à la Ville de Lyon, Jean-Michel Aulas appelle à "rejeter tous les extrêmes" alors que certains des suspects impliqués dans la mort du militant nationaliste Quentin Deranque appartiendraient au groupuscule antifasciste la Jeune Garde.
Trois jours après la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste agressé en marge d’une conférence de l’eurodéputée France Insoumise (LFI) à Sciences Po Lyon le 12 février, cinq des six suspects impliqués ont finalement été identifiés. Il sembleraient que certains soient fichés S en raison de leur appartenance au groupuscule antifasciste la Jeune Garde, dissous en juin mais dont la décision a été contestée devant le Conseil d’État la semaine dernière.
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Le nom de l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault (et co-fondateur de la Jeune Garde), Jacques-Elie Favrot (également co-fondateur du groupuscule) a notamment été cité par plusieurs témoins, dont des militantes du collectif identitaire Némésis présentes le jour des faits, suscitant de vives polémiques quant au rôle de la France Insoumise dans ce drame à trois semaines maintenant des élections municipales
"Ne nous précipitons pas sur les amalgames"
Interrogé hier à l’occasion d’un meeting dans le 7e arrondissement, le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, a préféré se montrer prudent : "Mon rôle est de m’assurer que la police et la justice puissent faire leur travail, établir les responsabilités individuelles et les sanctions afférentes dans le cadre de l’État de droit". Et d’ajouter : "Le procureur de la République n’a mentionné aucun homme politique, aucune personnalité, et donc, je crois que si l’on veut contribuer à l’apaisement et que les tensions disparaissent, il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu. Ne nous précipitons pas sur les amalgames et n’alimentons pas les mécaniques des accusations sans fondement". Il est toutefois important de noter que Thierry Dran n’avait pas donné de précision quant aux profils des suspects hier lors de sa conférence.
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Un appel au calme partagé par son principal adversaire dans la course aux municipales, Jean-Michel Aulas qui, sur France Inter ce mardi matin, a assuré ne pas vouloir "rentrer dans ce genre de polémique". L’occasion toutefois pour le candidat de pointer du doigt le bilan du maire sortant, notamment sur le thème de la sécurité. "Il faut plus de caméras supplémentaires. Le maire de Lyon annonce aujourd’hui 300 caméras, on estime qu’il en faudrait 600 à la fin du mandat. Là où s’est produit le drame, on a seulement la vision d’un téléphone portable alors qu’avec les outils nécessaires, on aurait pu identifier plus rapidement les suspects", a-t-il déploré. À noter qu'il y a aujourd'hui déjà plus de 600 caméras à Lyon et que Grégory Doucet propose d'en installer de nouvelles "en fonction des besoins identifiés".
Une alliance avec LFI au second tour ? "Il faut rejeter clairement les extrêmes"
Si Grégory Doucet n’a jamais évoqué clairement une alliance avec LFI au second tour et préfère tirer ses conclusions le 15 mars prochain, Jean-Michel Aulas l’enjoint à "rejeter les extrêmes" face au sujet "gravissime" de l’ultra-gauche à Lyon. "Quand je vois les accords avec le maire sortant et LFI, je dis attention parce qu’en ce moment il semble que du côté de l’ultra-gauche il y aie des excès qui mènent à ce genre de drame", a-t-il ainsi jugé. Et de conclure : "Il faut être clair dans les choix et ne pas attendre les résultats pour dénoncer ce qui aboutit au drame de la semaine dernière".

Monsieur Aulas, l'homme qui "rejette les extrêmes" mais qui va saluer dans son stade de foot, le chef d'un des groupes de supporters situés à l'extrême droite de l'échiquier politique...
" Faites ce que je dis, pas ce que je fais" 😀
Ce monsieur n'a aucune crédibilité là dessus, mais comme aucun média Lyonnais ne le relève, et bien sa propagande passe crème...