Dès l'annonce du décès du militant nationaliste Quentin D., nombre de politiques locaux et nationaux se sont ouvertement exprimés pour dénoncer une "tragédie".
"Aucun désaccord politique ne peut justifier la violence". C'est par ces mots qu'a réagi le maire de Lyon Grégory Doucet au décès du militant nationaliste Quentin D., ce samedi 14 février. "La mort de Quentin est une tragédie. Mes pensées vont à sa famille, ses amis, ses proches. (...) Un tel déferlement de violences en plein coeur de la ville est inacceptable", a-t-il partagé, ajoutant que la ville de Lyon "mettra tous ses moyens à la disposition de la Justice pour appréhender les individus en cause dans la mort de Quentin".
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Un décès qui a également laissé Jean-Michel Aulas "sans voix". "Au-delà des clivages, des programmes, des postures, il y a un jeune homme, une famille brisée, une vie arrachée. Rien ne justifie de tuer ni de mourir pour ses idées. Rien ne justifie qu’un désaccord politique conduise à la violence. Jamais l’engagement politique ne devrait côtoyer la haine".
En réaction, les candidats aux municipales ont mis en pause leur campagne ce dimanche. À droite, Aulas a annulé son déplacement prévu à la Guillotière, ainsi que ses actions de tractage. La candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi, a elle aussi annulé toutes ses actions de terrain. Le candidat UDR-RN Alexandre Duapalis avait, lui, dès samedi, annoncé suspendre sa campagne sans dire quand il la reprendrait. "Laissons ce temps au recueillement, à la famille et aux proches de Quentin. J’appelle les autres candidats à faire preuve de la même décence", a-t-il écrit sur X.
"Le Parti Communiste Français condamne l’ensemble des violences qui ont eu lieu durant cette soirée. L’enquête en cours permettra d’établir les circonstances et responsabilités", a également réagi Benoît Roux, secrétaire de la Fédération du Rhône du PCF.
"La haine n'a pas sa place chez nous"
Rapidement après l'annonce du décès, le président de la République Emmanuel Macron a réagi, appelant "au calme, à la retenue et au respect". "À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï. Il a perdu la vie à 23 ans seulement. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation. En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue (...) Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable. La haine qui assassine n’a pas sa place chez nous."
Réactions à l'extrême-gauche
Alors que la Jeune Garde - groupuscule d'ultragauche dissous en Conseil des ministres en juin 2025 - est pointé du doigt, son fondateur le député LFI Raphaël Arnault a exprimé son "horreur et dégoût". "Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue. J’adresse mes condoléances à la famille de ce jeune et je souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame."
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Après la vandalisation de plusieurs permanences LFI, mis en cause dans le lynchage de Quentin D. quai Fulchiron à Lyon ce jeudi soir, son leader Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un "drame" tout en condamnant des "accusations mensongères". "Cette nuit, nos locaux et permanences ont été attaqués dans tout le pays après l’appel de [Bruno] Retailleau et de [Marine] Le Pen qui ont couvert et répété des accusations sans aucun fondement contre les insoumis en exploitant le drame survenu à Lyon. La violence de l’extrême droite s’est déjà manifestée contre plusieurs de nos réunions et de nos dirigeants sans aucune réaction des autorités. J’appelle les Insoumis à la plus grande vigilance".
Réactions à l'extrême-droite
De son côté, Marine Le Pen a dénoncé un "acte criminel d'une violence inouïe". "À la douleur insondable de la perte d’un enfant ne doit pas succéder l’insupportable impunité des barbares responsables de ce lynchage. Il appartiendra à la justice de juger et de condamner avec la plus grande rigueur cet acte criminel d’une violence inouïe."
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Les musées lyonnais sont-ils vraiment prêts face aux risques de vols ?
les extremes quels qu'ils soient ne savent pas parler , donc on aboutit à de la violence
Les béni-oui-oui de la gauche compatissent après avoir appelé à la désobéissance cioyenne et au front républicain. Maintenant les élctéurs.trices savent qui est qui. RV en mars !
Oui, rendez-vous en Mars pour ne pas élire des gens qui pronnent "la fermeté" (mot qui fait croire à la justice mais qui en fait cache "la violence") au lieu de prôner l'augmentation des connaissances, la transparence de la sphère publique, la démocratie réelle directe.
Vivement des cours de psycho dans toutes les écoles, ça devient urgent. Sans comprendre la mécanique de la frustration, de l'impuissance qui mène à la violence, on en devient esclave et on s'auto-detruit.