Cédric Van Styvendael, le maire de Villeurbanne. @Alex MARTIN / AFP)

Métropole de Lyon : le maire de Villeurbanne épinglé par la Chambre régionale des comptes

Dans un rapport daté du 9 novembre, la Chambre régionale des comptes (CRC) épingle Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne.

La Chambre régionale des comptes critique la gestion du Groupement d'intérêt économie (GIE), La Ville autrement. Elle pointe notamment du doigt le maire PS de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael. Le rapport laisse entendre que son poste de directeur général du GIE, obtenu le 1er juillet 2019, aurait été créé sur mesure pour permettre à l'édile de mener sa campagne, sans jamais relever de situation illégale.

Le GIE rassemble cinq acteurs du secteur du logement, dont le bailleur social Est Métropole Habitat. Bailleur dont Cédric Van Styvendael était directeur, en même temps qu'il assurait la direction générale de La Ville autrement, "sans percevoir de rémunération". Avant donc, de devenir directeur général du GIE à temps plein en juillet 2019. "Les choses sont présentées comme si tout était fait pour me permettre de mener campagne", explique Cédric Van Styvendael.

Un poste créé sur mesure ?

Le maire PS de Villeurbanne tient à préciser que "la décision de créer un poste de directeur général à temps plein était en discussion dès 2017 et a été prise en 2018, validée lors d'un conseil d'administration". Une décision également signifiée la même année dans un conseil d'administration d'Est Métropole Habitat, qui perdait alors son directeur. "J'ai été désigné en septembre 2019 par le Parti socialiste pour être candidat", tient également à rappeler Cédric Van Styvendael, c'est-à-dire deux mois après sa nomination à la tête du GIE.

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Le rapport pointe également du doigt les 117 jours de congés posés sur l'exercice 2019-2020. "Un mandat au GIE marqué par l’importance des congés qu’il a pris au cours du premier semestre 2020 pour les nécessités de la campagne électorale, ce qui rétrospectivement questionne la nécessité d’un directeur général à temps plein sur la période considérée", questionne la CRC. 76 jours ont été posés pendant la campagne électorale. Là-aussi, Cédric Van Styvendael se défend : "J'ai pris quatre semaines de congés en été, lors de ma période de préavis, au lieu d'être payé", explique-t-il.


"On dit que ce n'est pas illégal, mais on ne nous dit pas comment nous aurions du faire."
Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne


L'édile reconnaît avoir pris "une journée par semaine" pendant la période électorale afin de mener campagne, "comme l'aurait fait quelqu'un qui souhaitait monter son entreprise". Le maire PS assure avoir pris ses congés sur son compte épargne temps (CET). Les magistrats de la Chambre s'arrêtent également sur l'indemnité de rupture d'un montant de 50 000 € dont a bénéficié Cédric Van Styvendael lors de son départ à la suite de son élection. "J'aurais pu avoir 231 000 €", détaille le maire qui bénéficiait de 10 ans d'ancienneté chez Est Métropole Habitat.

Dans l'ensemble, l'édile s'étonne de voir qu'aucune recommandation n'accompagne le rapport. "A la fois, on dit que ce n'est pas illégal, mais on ne nous dit pas comment nous aurions du faire", conclut-il.

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