Le 9 février prochain se tiendra l’audience d’un policier accusé de violences sur Frédéric Leschiera le 7 mars 2020 lors de l’acte 69 des Gilets jaunes à Lyon.
Six ans après les faits, l’audience du policier accusé de "violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique" envers Frédéric Leschiera, syndicaliste et militant de 60 ans, lors de l’acte 69 des Gilets jaunes, se tiendra le 9 février prochain au tribunal correctionnel de Lyon.
Le syndicat Solidaires Rhône appelle au rassemblement devant le tribunal à 14 heures pour dénoncer "la répression et les violences policières".
"Putain, le vieux il gueulait, il a mangé sa mère"
Le jour des faits, le 7 mars 2020, la mobilisation, interdite par la préfecture, avait donné lieu à des débordements sur la place Bellecour (2e arr.) et plusieurs manifestants avaient été blessés par des tirs de LBD. Trois ans plus tard, le site Flagrant Déni révélait une vidéo tournée par la caméra-piéton de l’un des policiers de la compagnie départementale d’intervention (CDI), dans laquelle on pouvait voir le syndicaliste demander aux policiers de "baisser leurs armes".
Quelques minutes plus tard, les policiers lui assénaient plusieurs coups. Frédéric Leschiera s’en était alors sorti avec deux jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) et avait porté plainte. Mais l’élément qui avait retenu l’attention de Flagrant Déni est une déclaration de l'un des policiers ayant pris part à ce que le syndicat qualifie de "passage à tabac" qui intervient plus tard : "Putain, le vieux il gueulait, il a mangé sa mère", déclare-t-il. Comme il l'écrit dans son communiqué, le syndicat entend donc rappeler que "la police tue, mutile, violente".
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