Autoroute
©Tim Douet

Lyon : Kimelfeld veut inscrire l'Anneau des sciences dans la loi LOM

Le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld, va rencontrer des députés du Rhône pour leur demander de déposer un amendement à la loi d'orientation des mobilités relatif à l'Anneau des sciences.

La métropole de Lyon va-t-elle boucler son périphérique en lançant la construction d'une autoroute urbaine de 14 km, en partie enterrée, à 6 km de Bellecour ? L'Anneau des sciences ne cesse de revenir dans l'actualité ces dernières semaines. Début 2019, la métropole de Lyon a voté une enveloppe de 5,9 millions d'euros pour "des études, les sondages géologiques et la mise en place du dispositif de dialogue et de concertation” autour du projet. Ce même Anneau des sciences pourrait s'inviter dans le débat de la future ligne de métro E, les deux superstructures potentielles sont séparées de 300 mètres au niveau du terminus d'Alaï (lire ici).

Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet, le président de la métropole, David Kimelfeld maintient l'idée du projet, pour l'instant : “Pour l'Anneau des Sciences, entre le moment où il a été évoqué et aujourd'hui, il y a des nouveaux modes de transport, des modes doux, des initiatives diverses et variées. Cet Anneau des Sciences de 2030 ne sera pas celui imaginé au départ. Il faut se détendre sur ce sujet, c'est une opportunité formidable pour une interconnexion à Alaï.”

Un amendement dans la loi LOM

Selon nos informations, la métropole de Lyon prépare l'étape suivante. David Kimelfeld va rencontrer prochainement les députés du Rhône pour leur demander de déposer un amendement à la loi d'orientation des mobilités relatif à l'Anneau des sciences qui permettrait la création d'une structure juridique nécessaire à son financement. Du côté de la métropole, on confirme cette future rencontre, tout en expliquant ce possible amendement : "si on finançait seul l'Anneau des sciences, on se retrouverait face à un taux endettement supérieur à ce que la loi permet. Il faut trouver une structure juridique pour réunir les partenaires, qui permettrait que la métropole ne soit pas seul financeur". Cet amendement est présenté comme une manière de "préparer un éventuel projet, tout comme les études menées, avant de prendre une décision", précise-t-on du côté de la métropole. L'Anneau des sciences continue donc sa vie de projet, loin d'être aussi mort que certains l'imaginaient.

Samedi 9 mars, la métropole de Lyon organisait un grand débat sur la transition écologique, suite aux multiples marches pour le climat qui ont réuni à chaque fois 10 000 participants (lire ici). À cette occasion, Greenpeace Lyon a salué "la volonté de co-élaborer les politiques environnementales avec la société civile", tout en soulignant "5,9 millions de plus de budget pour l’anneau des sciences... Où est la cohérence ?". Au-delà des questions soulevées par la création d'une nouvelle autoroute urbaine durant la prochaine décennie, se pose aussi celle du financement d'une telle structure. L'Anneau des sciences est estimé à 3 milliards d'euros, au minimum.

Les commentaires sont fermés

Suivez-nous
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut