lyon turin
Le chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin.

Ligne Lyon-Turin : 3 milliards d'euros de marchés attribués

Eiffage Génie Civil, Vinci Grands projets et Implenia France ont été sélectionnés ce mercredi 7 juillet, pour mener à bien les travaux de la partie française du tunnel de base (57 km) du projet de ligne Lyon-Turin (270 km). Si la fin des travaux est toujours prévue pour 2030, des inquiétudes sur les retards demeurent.

Le projet de ligne Lyon-Turin avance doucement mais sûrement. L'entreprise Telt, qui dirige la construction du tunnel de base entre la France et l'Italie, a attribué trois des quatre marchés pour la construction de cet ouvrage de plus de 57 km. Ces trois "méga-lots" constituent la partie française entre Saint-Jean-de-Maurienne(73) et la frontière italienne.

Eiffage Génie Civil, Vinci Grands projets et Implenia France ont été sélectionnés pour mener à bien les travaux et se partager une enveloppe de 3 milliards d'euros. Toute la partie française du tunnel est donc attribuée. Il reste ainsi les 12,5 km entre la frontière et Susa, la ville italienne à la sortie du tunnel, qui seront attribués dans les prochains mois selon Telt.

Le premier lot a été attribué à Eiffage génie civil, avec Spie Batignolles, Ghella et Cogeis pour un coût de 1,47 milliards d'euros. Il correspond au creusement du tronçon entre Villarodin-Bourget et la frontière italienne, soit 22 km à creuser en un peu moins de 6 ans.

Le second lot a été attribué à Vinci construction grands projets, avec Dodin Campenon-Bernard, Vinci construction France TP Lyon et WeBuild, pour un coût de 1,43 milliards d'euros. Il correspond au tronçon entre Saint-Martin-la-Porte et Villarodin-Bourget, soit 23 km à creuser en 5 ans et demi.


L'objectif ? Paris-Milan en 4 heures, Lyon-Turin en 2 heures, 40 millions de tonnes de marchandises et 5 millions de voyageurs annuels


Enfin, le troisième lot a été attribué à Implenia (CH), avec Implenia France NGE, Itinera et Rizzani de Eccher, pour un coût de 228 millions d’euros. Il correspond au tronçon entre Saint-Julien-Montdenis et Saint-Martin-la-Porte, soit 3 km à creuser en un peu moins de 6 ans. La raison d'une telle durée est que la zone à creuser est géologiquement complexe et nécessite plus de moyens et d'études.

Objectifs et enjeux de la ligne Lyon-Turin

Pour rappel, la tunnel de base à un coût total évalué à 8,6 milliards d’euros en 2012. La moitié est financée par l'Union Européenne, l'autre moitié par la France et l'Italie. Ce projet s'inscrit dans un programme plus large : la construction d'une nouvelle ligne de fret entre Lyon et Turin sur 270 km.


“Nous avons déjà accompli 20 % du projet"


L'objectif ? Paris-Milan en 4 heures, Lyon-Turin en 2 heures, 40 millions de tonnes de marchandises et 5 millions de voyageurs annuels. De quoi augmenter les possibilités d’échanges entre l’Italie et la France et réduire l’empreinte carbone du trafic de poids lourds dans les Alpes.

L'avancée des travaux

Où en est-on aujourd’hui ? “Nous avons déjà accompli 20 % du projet : 30 km de galeries ont été creusés sur les 162 km d’ouvrages souterrains, et 11 km du tunnel transfrontalier sont déjà percés sur les 57 km qui le composent”, explique Stéphane Guggino, délégué général du Comité pour la Transalpine Lyon-Turin. Les travaux devraient se terminer en 2030 bien que des nouveaux retards pourraient être annoncés en raison des conséquences de la crise sanitaire.

Lire aussi : Cafouillage chez les écologistes autour de la ligne Lyon-Turin

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