Musique, conférence, témoignages et célébrations : Fourvière invite les Lyonnais à un anniversaire exceptionnel.
C'est un monument du patrimoine lyonnais. La basilique de Fourvière, d'abord Eglise Notre Dame de Fourvière fêtera les 130 ans de sa consécration le 16 juin prochain. Pour l'occasion, les équipes du sanctuaire de Fourvière organiseront une cérémonie de commémoration de l'édifice en mettant en avant Antoine Chevrier, prêtre lyonnais contemporain de l’achèvement de la basilique, "qui a incarné un christianisme profondément enraciné dans l’attention aux plus pauvres."
Concrètement, cet évènement se déroulera dans plusieurs lieux autour de la basilique. A commencer par le Carré Fourvière, qui accueillera justement une conférence sur Antoine Chevrier, de 16 h à 17 heures. S'en suivra la consécration au sein de la basilique et de la chapelle de la Vierge, avant un cocktail sur l'esplanade de l'édifice. Enfin, la cérémonie se clôturera par la lecture des témoignages de Lyonnais d’origine et d’adoption sur leur lien avec Fourvière. Ceux-ci seront accompagnés d’instants musicaux menés par Yves Lafargue, organiste de Fourvière, par le chœur Te Deum et le chœur œcuménique de Lyon.
A noter que ce monument de 86 mètres de long, et 35 mètres de large accueille chaque année 2,5 millions de visiteurs, le classant ainsi 2e site le plus visité de la ville après le Vieux Lyon.
"Aux vestiges antiques succède cette surprenante basilique, qui restera, que l'on soit croyant ou non, admirateur ou détracteur, le point symbolique incontournable de Lyon, qu'aucune tour ne pourra détrôner dans le siècle à venir".
Djamilla Fellague, chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'architecture antique.


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Flashback. Oeuvre des architectes Pierre Bossan et Louis Sainte-Marie Perrin, la basilique de Fourvière est édifiée à partir d’une souscription publique en 1870 et consacrée en 1896. En effet, le 11 septembre 1870, une délégation de dames chrétiennes de Lyon présentent leur requête à l’archevêque, Ginouilhac : "faire bâtir sur la colline de Fourvière une vaste église en l’honneur de la Reine du ciel, la gardienne de leur cité". Une demande justifiée par le contexte de l'époque, la France étant empêtrée dans la guerre avec la Prusse.
Le 8 octobre suivant, l'archevêque leur répond :"Nous faisons vœu de prêter un généreux concours à la construction d’un nouveau sanctuaire à Fourvière, si la très Sainte Vierge, notre Mère immaculée, préserve de l’ennemi la cité et le diocèse de Lyon." La ville échappe à l'occupation et la basilique est bâtie sur la colline de Fourvière.

La ville lance une souscription et le projet devient une véritable entreprise populaire. Le succès de la souscription initiale est remarquable : 800 000 francs sont reçus dès avant le vœu, grâce notamment à l'activisme de Joannès Blanchon, puis 500 000 francs supplémentaires sont collectés en 1872. Ce chiffre est capital : il explique pourquoi les commanditaires se sont montrés peu stricts sur le respect du devis initial. Le devis finalement présenté à l'archevêque s'élève à 1 720 000 francs, et en 1896, à l'achèvement du chantier, la somme totale dépensée s'élève à plus de dix millions de francs
La première pierre fut donc déposée le 7 décembre 1872 et la dernière, le 2 juin 1884. Deux ans plus tard, elle est consacrée, la rendant immortelle aux yeux des Lyonnais. Car si Rome ne s'est pas faite en un jour, la basilique non plus. Une souscription publique est alors lancée pour financer les travaux de l'édifice. Preuve que le 16 juin, ce n'est pas seulement la consécration qui est célébrée, mais bien Lyon tout entier.
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Durant les travaux de rénovation des 4 tours, une exposition dans un container retrace les étapes de sa construction. On peut y apprendre que l'architecte Pierre Bossan voyait plus grand et envisagait la démolition de la chapelle initiale et aussi de construire un dôme encore plus haut avec la vierge dorée à son sommet. Projet qui a été refusé par les autorités eccléciastiques. Bossan révisat son projet pour aboutir à celui que l'on connait.