Cristina Martineau, la candidate PS aux législatives à Villeurbanne.

"C’est d’abord à beau-papa qu’il doit son atterrissage à Villeurbanne", la candidate PS se retire à regret

La candidate PS, Cristina Martineau, hésitait à maintenir sa candidature aux législatives, après l'accord PS - Insoumis et le parachutage à Villeurbanne de Gabriel Amard, le gendre de Jean-Luc Mélenchon, pour les Insoumis.

L'accord voté la semaine dernière entre les Socialistes et les Insoumis prévoit que la 6e circonscription du Rhône, celle de Villeurbanne, revienne aux Insoumis. Et pas aux socialistes. Au grand dam du PS local. C'est Gabriel Amard, le gendre de Jean-Luc Mélenchon, qui portera les couleurs de l'union de la gauche à Villeurbanne.

La candidate PS, Cristina Martineau, hésitait à maintenir sa candidature. Elle se laissait quelques jours pour prendre sa décision. Adjointe à la petite enfance et aux séniors au maire de Villeurbanne, Cristina Martineau a finalement retiré sa candidature ce mercredi 11 mai. Non sans regrets.

Très émue, elle confie : "Je regrette toutefois un accord profondément jacobin — la France vue de Paris n’est pas la France — contraire à tout ce qu’a toujours défendu à juste titre le Parti socialiste, mais typique de la pratique politique de Jean-Luc Mélenchon. Je déplore le parachutage sur notre circonscription, par le fait du chef, de Gabriel Amard, conseiller régional de l’Isère, nomade de la politique, gendre de Jean-Luc Mélenchon. Ce candidat ne vit pas dans notre ville. Il justifie sa candidature par une présence familiale il y a quatre générations. Mais, en réalité, c’est d’abord à beau-papa qu’il doit son atterrissage à Villeurbanne".

"Les manoeuvres pour me faire renoncer ne grandissent pas celles et ceux qui les ont conduites"

"Hier (mardi 10 mai), je me suis entretenu avec le maire de Villeurbanne (Cédric Van Styvendael, PS) J'ai essayé de le convaincre que nous pouvions défendre nos valeurs à Villeurbanne. Je me suis battu jusqu'au bout. Le maire m'a dit clairement qu'il préférait soutenir l'accord que cette aventure-là...", regrette l'adjointe à la mairie de Villeurbanne.

"Le maire (Cédric Van Styvendael) m'a évoqué le fait d'être la suppléante de Gabriel Amard. J'ai crû à une blague. Et j'ai dit non", ajoute-t-elle.

"Hier encore le 10 mai, date ô combien symbolique, je me battais pour convaincre les principaux responsables politiques locaux et nationaux de soutenir une candidature socialiste au premier tour. Je n’ai pas réussi à créer une dynamique comme celle qui s’est levée à Montpellier — soutien du maire Michaël Delafosse à Fatima Bellaredj, dissidente PS — ou à Paris — soutien de la maire Anne Hidalgo à Lamia El Aaraje, dissidente PS. Les manoeuvres pour me faire renoncer ne grandissent pas celles et ceux qui les ont conduites. C’est ce genre de pratiques que je combattrai lorsque le moment de la refondation du Parti socialiste viendra", martèle Cristina Martineau.

"Je ne ferai pas campagne pour Gabriel Amard, c'est clair et net", conclut-elle.

Lire aussi : Alliance PS - Insoumis : "un accord extrêmement douloureux à Villeurbanne", confie le maire

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