Plusieurs sites internet prétendent qu'il s'agit du policier lyonnais, Sébastien Jallamion, qui a refusé de serrer les mains de François Hollande et Manuel Valls lors de l'hommage rendu aux policiers assassinés à leur domicile de Magnanville par un jeune "soldat autoproclamé" de l'Etat Islamique. Suspendu de ses fonctions depuis un peu plus de 6 mois et sévèrement agressé récemment, Sébastien Jallamion n'était pas invité à l'hommage officiel, mais tenait un discours pendant la manifestation organisée par le parti identitaire SIEL.
"Il y a peut-être une ressemblance physique ou de faciès, mais ce n'est pas lui. Vous imaginez bien qu'il n'allait pas recevoir une invitation avec un bristol de l'Elysée ou de Matignon" précise l'avocat de Sébastien Jallamion, Gabriel Versini. En effet, le sous-brigadier lyonnais Sébastien Jallamion a été suspendu de ses fonctions pendant deux ans, le 6 octobre dernier, suite à une plainte pour "provocation à la haine radicale et religieuse". En 2014, juste après la décapitation du Français Hervé Gourdel par une scission d'AQMI ayant prêté allégeance à l'Etat islamique, le policier lyonnais exprimait sa colère sur sa page Facebook. Il écrit notamment dans ses textes que "toutes personnes qui s'affublent comme au temps du prophète sont des cibles à abattre." Le parquet réclamait huit mois de prison, donc cinq fermes. Le tribunal correctionnel optait quand à lui pour une amende de 5000 euros. En appel, ce sera finalement l’amende qui sera retenue comme peine. En mai 2015, il expliquait à Lyon Capitale avoir "réagi comme de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux" et "s'adressait aux terroristes et surtout pas à l'ensemble des musulmans". Son avocat précisait également à propos des accusations de racisme : "si j'avais un seul doute, je n'aurais pas défendu cet homme. Il n'a jamais ciblé l'ensemble de la communauté musulmane."
Un flic devenu politique
Depuis, Sébastien Jallamion a créé l'association nationale de défense égalitaire de la liberté d'expression (ANDELE). Son histoire fait régulièrement parler de lui sur les sites à sensibilité d'extrême droite comme Riposte laïque, égalité et réconciliation, résistance républicaine ou fdesouche. Sur les réseaux sociaux, Sébastien Jallamion ne cache pas son soutien à Marion Maréchal Le Pen. Il y a un peu moins d'un mois, le policier suspendu de ses fonctions est sévèrement agressé par au moins deux individus. Suite à ses blessures au visage, il subit plusieurs opérations de reconstruction faciale et porte plainte. Une enquête est en cours. Vendredi, lors d'une manifestation organisée par le parti identitaire "Souveraineté, Identité et libertés" (SIEL), en hommage à la tuerie de Magnanville, il prononçait un discours au Trocadéro dans lequel il pointe du doigt l’exécutif dans les carences de protection des policiers.
Oui ? Quand ferez-vous un papier sur l'affaire Helric FREDOU ce valeureux commissaire qui a enquêté au péril de sa vie et que sa sœur ainsi que sa mère remettent en question l'abracadabrantesque thèse officielle, un devoir de mémoire face à l'omerta quasi unanime des médias et de leurs chiens de garde, je vous souhaite que son courage et son indignation vous inspirent un papier mémorable car s'il en est un c'est bien lui qui semble avoir agi en martyr de notre société corrompue au plus haut sommet de l'état encore au pouvoir de nos jours ! Le courage c'est de chercher la vérité et de la révéler, je crois que c'est de Jaurès qui l'a lui aussi payé de sa vie !
Très salutaire démenti ! Par contre, il y a une grosse erreur ! Le SIEL n'est pas un syndicat de policiers mais un (micro-) parti identitaire ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Souverainet%C3%A9,_identit%C3%A9_et_libert%C3%A9s