Là où on ne l’attendait pas. Boudé hier, incontournable aujourd’hui : le MAC Lyon cartonne. Expositions fortes, soirées hybrides et public en hausse, le musée réussit là où on ne l’attendait plus.
Le Musée d’art contemporain de Lyon - MAC - que les Lyonnais ont longtemps boudé (excentré à la Cité internationale, programmation jugée ésotérique, bâtiment que personne ne sait vraiment localiser sur une carte), est en train de discrètement devenir l’institution culturelle la plus en forme de la ville.
En 2025, le MAC a accueilli 120 000 visiteurs, soit une progression de 13 % par rapport à 2023. Pour un musée d’art contemporain en “province”, c’est une performance.
La réouverture de mars en dit long sur la méthode, avec une soirée inaugurale gratuite, quatre expositions simultanées, un DJ set performance d’Agoria (le producteur électro lyonnais dont l’œuvre est précisément exposée dans le musée ce soir-là).
L’exposition phare Peinture froide de Giulia Andreani constitue la première monographie d’envergure en France pour cette artiste franco-italienne, une première nationale choisie par Lyon plutôt que Paris.
Trois semaines plus tard, des étudiants des universités lyonnaises investissaient le musée pour une nocturne entière, avec performances dansées et dispositifs sonores.
Pendant que Lyon débat sans fin de l’avenir de la salle Rameau et cherche son “grand projet culturel”, le MAC est peut-être en train de réussir ce que personne n’attendait de lui : réconcilier l’art contemporain avec la ville. Sans grand discours.

Lyon : vos (nouveaux) maires d’arrondissements
Pour ceux qui ne le savent pas, le MAC est "logé" dans l'unique batiment, reliquat de l'ancienne "Foire de Lyon"
années 60 !