Interview Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas lors de son entretien avec Lyon Capitale @Kovarick

"La sincérité n’immunise pas contre les faux pas" : Jean-Michel Aulas règle ses comptes avec les partis

Dans un long message publié sur ses réseaux sociaux ce jeudi, Jean-Michel Aulas a dressé un bilan amer de sa campagne politique, tout en envoyant un tacle appuyé aux partis.

Près de trois mois après les élections municipales et métropolitaines, Jean-Michel Aulas a établi un bilan peu glorieux. Dans une publication au titre évocateur, "Je t’aime. Moi non plus. La société civile est-elle spontanément soluble dans la vie politique ?", l’ancien président de l’Olympique lyonnais est revenu sur son expérience politique et a livré une charge virulente contre les partis qui avaient soutenu sa candidature.

Sans citer directement de formation politique, celui qui conduisait la liste Coeur Lyonnais estime que la société civile n’est sollicitée par les politiques qu’au moment des campagnes électorales, avant d’être rapidement mise à l’écart.

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"Une fois les élections passées, les réflexes politiques reviennent"

"À chaque élection, les appareils politiques font les yeux doux à la société civile", écrit-il, dénonçant une stratégie visant selon lui à redorer leur image avant de reprendre leurs habitudes une fois les scrutins terminés. "À Lyon, l’équipe engagée à mes côtés est en train d’en faire l’amère expérience."

Jean-Michel Aulas affirme que plusieurs partis ont profité de la dynamique de sa candidature pour obtenir une majorité à la Métropole de Lyon. L’ancien dirigeant sportif reconnaît toutefois avoir pu commettre des erreurs en découvrant les codes de la vie politique. "La sincérité n’immunise pas contre les faux pas", écrit-il, tout en estimant que ceux-ci "ne justifient pas l’élimination".

Une allusion à l’affaire qui a marqué les dernières semaines

Au cœur de son message, Jean-Michel Aulas revient également sur l’affaire Roman Abreu, son ex-conseiller visé par une plainte pour viol. Sans nommer les personnes concernées, il accuse certains responsables politiques d’avoir attendu le moment opportun pour s’emparer publiquement du dossier.

"L'affaire, dont beaucoup à Lyon parlaient sous le manteau depuis des semaines, a permis aux appareils, dont on sait maintenant qu’ils savaient et se sont tus, d'appuyer sur le bouton de la morale. Pour parler à la place de la plaignante, occuper les plateaux et inonder les réseaux en la dépossédant de son histoire", affirme-t-il. Pour rappel, Jean-Michel Aulas, ainsi que Laure Cédat et Emmanuel Imberton ont été écartés temporairement de leur fonction à la Métropole pour ne pas avoir révélé ces informations à Véronique Sarselli durant la campagne.

En conclusion, il cite l’homme d’affaires Antoine Bernheim : "La reconnaissance est une maladie du chien, non transmissible à l’homme". Une formule qui sonne comme un dernier règlement de comptes à l’issue d’une campagne remplie de surprises.

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