Élus de Grégory Doucet
Conseil Municipal 7 juillet ©Romane Thevenot

La hausse de la taxe foncière n'est en "aucun cas une réalité actuellement" assure le maire de Lyon

Deux jours après avoir annoncé dans le Progrès que la hausse du taux de la taxe foncière "fait partie des hypothèses qui sont sur la table" pour faire face à l’augmentation de sa facture énergétique, le maire de Lyon a précisé son propos en assurant que ce n’est en "aucun cas une réalité actuellement".

En ouverture du conseil municipal de ce mardi 20 septembre, le maire de Lyon Grégory Doucet est revenu sur l’augmentation à venir de la facture énergétique de la Ville de Lyon en 2023 en raison de la crise de l’énergie. Après avoir annoncé dans Le Progrès ce week-end que la hausse du taux de la taxe foncière des Lyonnais "fait partie des hypothèses qui sont sur la table" pour assumer le futur bond de 20 à 40 millions d’euros de sa facture d’énergie, le maire a nuancé son propos après avoir fait bondir les oppositions et vu, selon ses mots, apparaître "beaucoup de fantasmes". 


"Une sobriété choisie en responsabilité et non une austérité imposée génératrice d’inégalités", Grégory Doucet, maire de Lyon


"Dans ce contexte d'incertitude et dans le cadre du processus d'élaboration du budget, nous travaillons en responsabilité en envisageant toutes les hypothèses. La taxe foncière est l'une d'entre elles, mais en aucun cas une réalité actuellement", a ainsi assuré l’édile écologiste. Grégory Doucet explique porter "une sobriété choisie en responsabilité et non une austérité imposée génératrice d’inégalités". 

Lire aussi : Face à la crise énergétique, le maire de Lyon n’écarte pas une hausse des impôts

La mise en garde de l'opposition

Dans leurs propos introductifs, plusieurs présidents de groupes d’oppositions n’ont pas hésité à aborder une nouvelle fois le sujet en appelant le maire de Lyon à ne pas aller sur le terrain de la hausse d’impôts pour faire face à la crise. Une solution qui serait celle de la "facilité" estime le maire LR du 2e arrondissement Pierre Oliver. "Vous parlez souvent de courage montrez nous que c’est le cas en ayant d’autres solutions plus raisonnables pour tous", lance celui qui est aussi président du groupe droite, centre et indépendant. 


"J’ose espérer que l’augmentation des impôts des Lyonnais ne sera pas une option de remédiation et que vous saurez faire des choix", Yann Cucherat, président du groupe d'opposition Pour Lyon


De son côté, si Yann Cucherat, le président du groupe Pour Lyon, a salué la constitution par la mairie d’un groupe de travail "sur la sobriété", il s’est montré beaucoup plus sceptique sur les suites qui lui seront données. "Les suites que vous lui donnerez nous inquiètent […] puisque vous avez annoncé dans la presse ce week-end que la piste d’une augmentation des impôts locaux était une éventualité pour faire face à la crise", déplore l’élu. "Il n’est pas concevable, et nous souhaitions l’affirmer clairement, que le portefeuille des contribuables soit la solution. Ils ont déjà suffisamment de mal à boucler les fins de mois avec l’augmentation vertigineuse du coût de la vie pour qu’ils participent une fois de plus par l’impôt", prévient Yann Cucherat. 

Dernière grosse augmentation de la taxe foncière en 2015

Actuellement, le taux d’imposition de la taxe foncière à Lyon est de 29,26%, soit plus haut que celui de Paris qui est de 13,50%, mais beaucoup moins élevé que celui d’une ville comme Lille, par exemple, où il atteint 48,35% en 2022. Pour mémoire, la dernière grosse augmentation de la taxe foncière à Lyon remonte à 2015, sous le mandat de Gérard Collomb, lorsque le taux d'imposition sur les propriétés bâties avait progressé de 6,17 %.

Une augmentation qui, à l'époque avait été justifiée par la majorité pour compenser la baisse de 10,6 millions d'euros des dotations de l’Etat à la Ville. La Canol, l’association de contribuables lyonnais aujourd'hui dissoute, relevait alors qu'entre 2008 et 2015 la majoration totale de la taxe foncière atteignait 27,3 %.

Lire aussi : En 2023, la facture d’énergie de la ville de Lyon devrait passer de 20 à 40 millions d’euros

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