Après près de dix ans de transformation, la gare de Lyon Part-Dieu figure dans la sélection 2026 du Prix Versailles des sept "plus belles gares du monde". Elle est la seule gare française distinguée cette année.
Longtemps davantage connue pour sa forte fréquentation que pour ses qualités architecturales, la gare de Lyon Part-Dieu s'offre une prestigieuse reconnaissance. Le Prix Versailles l'a intégrée à sa liste 2026 des sept "plus belles gares du monde", aux côtés notamment de réalisations situées à Melbourne, Rome, Naples, Riyad et Los Angeles.
Le jury salue notamment la profonde métamorphose du site après près de dix années de travaux. Associant plusieurs agences, dont AREP et L'AUC, le chantier a permis de doubler la surface de la gare et de multiplier ses accès pour répondre à la hausse de sa fréquentation. La nouvelle galerie Charles-Béraudier, longue de 210 mètres et haute de 15 mètres, doit notamment permettre d'ouvrir davantage la gare sur le quartier. La place du même nom, réaménagée sur deux niveaux, accueille par ailleurs la plus grande vélostation de France.
Une "traboule ferroviaire"
Le Prix Versailles insiste surtout sur la place particulière prise par la gare dans la ville. Déjà utilisée comme un passage permettant de relier différents quartiers, Part-Dieu a vu cette fonction renforcée par sa transformation. Le jury va jusqu'à comparer le nouveau pôle d'échanges à une version contemporaine et ferroviaire des célèbres traboules lyonnaises.
Lyon Part-Dieu est la seule réalisation française retenue cette année. Parmi les sept gares sélectionnées, trois décrocheront le 10 décembre prochain, au siège de l'Unesco, un titre mondial : le Prix Versailles, la Mention Intérieur ou la Mention Extérieur.
