Candidature des Alpes Françaises aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver 2030. (Photo by LOUAI BARAKAT / HANS LUCAS / Hans Lucas via AFP)

JO 2030 : 320 000 euros d'indemnités de départ, les dépenses du Cojop épinglées

En pleine audition à l'Assemblée nationale, le député Maxime Michelet a dénoncé les dépenses du comité d'organisation des JO 2030, évoquant notamment 320 000 euros d'indemnités pour six ruptures conventionnelles et 1,6 million d'euros de prestations de conseil.

Le député UDR Maxime Michelet a affirmé mardi que les ruptures conventionnelles conclues par le comité d'organisation des JO-2030, pour six départs de salariés dans le cadre de sa crise de gouvernance, ont totalisé 320.000 euros, lors d'une audition à l'Assemblée nationale. M. Michelet est rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, qui auditionnait la ministre des Sports Marina Ferrari sur le projet de loi de finances 2027.

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À cette occasion, le député a affirmé qu'"entre le mois de décembre 2025 et le mois de juillet 2026, le Cojop a conclu six ruptures conventionnelles avec des salariés de haut rang qui présentaient une ancienneté moyenne inférieure à un an". La crise de gouvernance au Cojop d'Alpes 2030 avait notamment vu le départ de plusieurs cadres, dont le numéro 2 Cyril Linette, la directrice des opérations Anne Murac ou encore le directeur de la communication Arthur Richer.

"Montants anormalement généreux"

Son président Edgar Grospiron - qui n'avait pas le statut de salarié - a pour sa part démissionné en septembre dernier. "Le montant cumulé de ces six ruptures conventionnelles s'élève à 320.000 euros. En moyenne, chacun de ces salariés a perçu une indemnité de 53.000 euros. En rapportant ce montant à l'ancienneté, chacun de ces six salariés a perçu en moyenne une indemnité de rupture conventionnelle égale à 4 .900 euros par mois travaillés", selon Maxime Michelet.

Il juge que "ces montants sont anormalement généreux" et que "ce type de dépenses [le] renforce dans la conviction qu'une commission d'enquête doit être constituée pour examiner de manière approfondie la gestion du Cojop".

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Interrogé par l'AFP, le comité d'organisation d'Alpes 2030 répond mardi soir que "les ruptures conventionnelles font partie de la vie d'une organisation. Le Cojop a provisionné une enveloppe sur le sujet. Le Cojop ne communique pas sur les montants". Maxime Michelet a également épinglé le recours du Comité d'organisation aux cabinets de conseil, soit "80 missions pour un montant de 1,6 million d'euros" depuis février 2025 selon lui.

Pour le Cojop, qui ne communique pas de chiffres, la "constitution tardive du comité, ainsi que le décalage de certains recrutements, ont rendu nécessaire la réalisation d'études externes afin de lancer sans délai les chantiers prioritaires", et que "ces prestations ont été attribuées dans le cadre de procédures encadrées".

Toujours selon M. Michelet, l'instance aurait aussi "dépensé près de 500.000 euros pour assister" aux Jeux d'hiver de Milan Cortina en février, avec une délégation de "60 personnes, pour un total de 1.100 nuitées hôtelières". Le Cojop, toujours sans préciser de montants, indique que lors de ce déplacement "à des fins de formation", "la très grande majorité des dépenses est en lien avec les frais d'hébergement". Les "prix, élevés, s'expliquent par la forte demande" et le comité n'"a pu ni choisir les hôtels ni négocier les prix".

Devant la commission, Marina Ferrari a répondu que "l'année dernière, l'Etat avait décidé une inspection générale" au sein du Cojop ayant permis "de diligenter une nouvelle mission [...] qui nous a aidés à mettre en place un nouveau schéma de gouvernance et d'organisation".

"Donc nous ne sommes pas restés sans rien faire, puisque nous avons constaté certains dysfonctionnements. Je tiens à le dire, il n'y avait rien de pénalement répréhensible. Nous avons mis fin à certains contrats effectivement au sein de la gouvernance", a ajouté la ministre.

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