Robinet.

Eau trop chère ? Le Grand Lyon critique l'analyse de Canol

La métropole de Lyon a répondu à l'analyse de la Canol qui estimait que la collectivité a perçu 109,7 millions de trop-perçus depuis 2014 sur la redevance de l'eau.

Selon la Canol, 109,7 millions d’euros ont été trop perçus de 2014 sur la perception de la redevance de l'eau dans la métropole de Lyon. Soit en moyenne 67 euros par foyer en 2018. Une affirmation contestée ce vendredi par la métropole de Lyon.

Face à ces accusations et à la demande de l’association de rembourser les sommes qu’elle estime "trop perçues" aux contribuables métropolitains, la collectivité s’inscrit en faux contre ces accusations et souhaite rappeler quelques éléments “oubliés” par la Canol”, assure le Grand Lyon. Selon la Canol, 109,7 millions d’euros ont été trop perçus de 2014 sur la perception de la redevance de l'eau dans la métropole de Lyon. Soit en moyenne 67 euros par foyer en 2018. Une affirmation contestée ce vendredi par la métropole de Lyon. “Face à ces accusations et à la demande de l’association de rembourser les sommes qu’elle estime "trop perçues" aux contribuables métropolitains, la collectivité s’inscrit en faux contre ces accusations et souhaite rappeler quelques éléments "oubliés" par la Canol”, assure le Grand Lyon.  

Selon ce dernier : “les budgets annexes de l’eau et de l’assainissement de la Métropole de Lyon dégagent conformément aux règles de la comptabilité publique un excédent au niveau du fonctionnement. Mais ces sommes sont dédiées à la couverture du besoin de financement lié à l’investissement”.

Parmi ces besoins, on retrouve :

  • Les dotations aux amortissements qui sont évoquées par Canol et servent aux grosses réparations et au renouvellement des réseaux (4 057 km de canalisations d’eau potable et 3 322 km d’égouts)
  • L’investissement en équipements nouveaux pour leur part autofinancée, ce qu’oublie Canol
  • Le remboursement du capital de la dette relatif aux emprunts souscrits par la Métropole, pour la partie non autofinancée des investissements, ce qu’oublie également Canol

Ainsi, la seule prise en compte des dotations aux amortissements comme le fait la CANOL s’avère insuffisante au financement d’extension ou de mise aux normes des réseaux, ces besoins allant bien au-delà du seul renouvellement. Ne considérer – comme le fait la Canol dans ses calculs -  que la section de fonctionnement sans prendre en compte l’intégralité de la section d’investissement est totalement contraire aux règles de la comptabilité publique et produit des résultats très éloignés de la réalité”, tranche la métropole. La collectivité a conclu en affirmant que “le prix du m3 d’eau payé par le contribuable lyonnais s’élève à 3,13 €/m3 quand il se monte en moyenne à 3,63 €/m3 dans le bassin Rhône-Méditerranée-Corse”.

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