© Tim Douet

Dette, impôts, entreprises : les "obsessions" du budget de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

Laurent Wauquiez a présenté ce jeudi 15 décembre le budget primitif 2023 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est la grande fierté du président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes : "Pas un euro de dette supplémentaire à nos enfants", a-t-il martelé ce jeudi 15 décembre, lors de la présentation du budget primitif 2023. Laurent Wauquiez n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler la note "AA" attribuée à sa collectivité par l'agence de notation financière Standard & Poor's global rating. Et d'en profiter pour tacler la gestion de l'Etat, "qui est un peu notre boulet", faisant allusion aux inquiétudes de l'agence quant à la solvabilité de la France, dont la dette est d'environ 113 % du Produit intérieur brut (PIB).


"Notre première obsession face à ce contexte est de protéger les habitants contre toute augmentation d'impôt."
Laurent Wauquiez, président (LR) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes


"Nos dépenses ne dépassent jamais notre dette, et notre épargne brute est encore en hausse de 25 millions d'euros", a introduit Nicolas Daragon, le vice-président en charge des finances, qui estime à 50 millions la hausse des dépenses de la Région liées à l'augmentation du coût de l'énergie et l'inflation.

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"Notre première obsession face à ce contexte est de protéger les habitants contre toute augmentation d'impôt", insiste Laurent Wauquiez. L'occasion de lancer une pique à ce cher Eric Piolle, maire de Grenoble, "la troisième ville de France avec la plus forte hausse de taxe foncière". Ainsi, malgré l'incertitude quant à de potentielles baisse de recettes liées à la TVA, qui représente 60 % des rentrées d'argent de la Région, malgré aussi la baisse de 17 % des revenus liés aux cartes grises, la Région n'augmentera pas la fiscalité.

50 % des dépenses de fonctionnement pour les transports et l'éducation

Du côté de l'investissement, le budget primitif 2023 présente un montant de 1,4 milliards d'euros de dépenses, soit 18 millions d'euros supplémentaires par rapport à 2022. Plus de 50 % de ces dépenses sont concentrées dans les secteurs des transports et de l'enseignement.

18 % de l'investissement est lui dirigé vers l'action économique à travers, notamment, un plan d'aide aux entreprises régionales face à la hausse des coûts de l'énergie et "la non compétitivité française" sur le sujet lance Stéphanie Pernod-Beaudon, vice-présidente chargée de l'économie. Parmi les mesures présentées, un accompagnement des entreprises pour solariser leur bâtiment afin d'aller vers "l'autoconsommation" d'énergie.

"Ecologie positive"

Un plan intégré au programme d'un milliard d'euros dédié à "l'écologie positive" dont les grands axes sont donc l'accompagnement des entreprise face aux coûts de l'énergie, le plan de sobriété des lycées, la rénovation thermique, le ferroviaire ou encore la grande fierté de Laurent Wauquiez, l'hydrogène.

A noter tout de même que la Région qui se félicitait récemment des fonds européens obtenus notamment au titre du programme Feader a décidé de ne plus financer les zones Natura 2000. Elles concernent plus de 200 sites de la Région et visent à protéger la biodiversité de ces derniers.

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