Laurent Wauquiez à la région Auvergne-Rhône-Alpes
Laurent Wauquiez à la région Auvergne-Rhône-Alpes ©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT

Région : Laurent Wauquiez charge la SNCF, "leur comportement est une honte"

Ce jeudi 15 décembre, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, s'est agacé contre la direction de la SNCF.

C'était la grosse colère du jour de Laurent Wauquiez, président (LR) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Alors que plusieurs cheminots manifestaient devant l'Hôtel de Région, l'élu présentait son budget primitif 2023, qui sera discuté au conseil régional ce jeudi 15 décembre. Le président de Région a alors tenu à s'attarder quelques minutes sur ses relations avec la SNCF, "ces gens-là" comme il les nomme, dont il juge la qualité de service "déplorable et honteuse".

168 millions d'euros supplémentaires

La cause de cet agacement, les 168 millions d'euros supplémentaires demandés par la SNCF pour faire face au coût de l'énergie, alors que, selon le président, la facture annuelle pour la Région est déjà de 583 millions d'euros. "Leur comportement est une honte, s'est-il indigné. Et d'ajouter : la SNCF, c'est un autre monde."

Laurent Wauquiez a annoncé avoir saisi la Chambre régionale des comptes pour effectuer une expertise sur la gestion de l'entreprise et notamment sur les questions de maintenance, il assure également qu'il n'a "aucune intention d'accepter une telle hausse" qui, selon lui, entrainerait le doublement du prix des TER pour les Auralpins. "Nous sommes dans un bras de fer très clair", a-t-il ajouté.

Wauquiez en appelle à l'Etat

S'il en veut à la SNCF, l'Etat lui aussi en prend pour son grade. Le président de Région demande ainsi des aides du gouvernement, comme cela a été fait pour la Région Île-de-France qui a bénéficié d'une subvention de 200 millions d'euros alors que Valérie Pécresse faisait face à des difficultés similaires. "Je ne peux pas accepter que le gouvernement ait débloqué cette somme pour l'Île-de-France et qu'il n'aide pas notre Région", a déploré Laurent Wauquiez, qui, quelques minutes plus tôt, critiquait la dette trop importante de la France.

Questionné enfin sur la situation des cheminots, l'élu les renvoie à l'Etat et leur direction, jugeant que les salariés travaillent avec "une direction nationale qui ne fait aucun efforts".

 

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