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Défense des animaux : une nouvelle enquête retentissante de L214 cible les pratiques d’un abattoir

L’association lyonnaise de défense des animaux L214 s’est infiltrée dans un abattoir Bigard, situé en Bresse, dans le département de la Saône-et-Loire. Pendant quatre mois, un enquêteur a filmé incognito ce qu’il s’y passait.

Pendant quatre mois, un militant de l’association lyonnaise L214 a travaillé, de février à juin 2021, dans un abattoir dépendant du groupe Bigard à Cuiseaux (Saône-et-Loire). À visage découvert et à travers une vidéo choc, l’enquêteur témoigne des graves infractions qui surviennent au sein de l’établissement. Aux prémices de ces révélations, le militant a été frappé par la facilité avec laquelle il a été embauché. Pas d’expérience préalable, juste un simple entretien et une visite des locaux. L’infiltré est embauché et son calvaire débute.  

« J’en venais parfois à ne plus faire le lien avec l’animal » 

"J'ai tranché chaque jour des centaines de cœurs encore chauds, de manière si mécanique, si répétée, que j'en venais parfois à ne plus faire le lien avec l’animal, a indiqué l’intéressé. Pourtant, il suffisait d'un cri, un cri si puissant qu'il me traversait le corps, pour me rappeler que les organes que j'avais devant moi constituaient quelques minutes auparavant un être qui ne demandait qu'à vivre. Aujourd'hui, je souhaite que ces cris soient entendus de tous ". Tantôt sidéré, tantôt dans la retenue, le jeune homme tourne des images sans s’arrêter et découvre des pratiques méconnues du grand public.  

Des fœtus asphyxiés dans le ventre de leurs mères 

La vidéo montre, entre autres, des vaches gestantes et leurs fœtus morts par asphyxie dans le ventre de leurs mères. Autre élément à prendre en compte : des bêtes blessées pendant le transport, et qui ne sont pas abattues immédiatement après leur arrivée, comme le veut la législation. En réaction à cette publication, qui n’admet aucun doute sur la violence qui sévit dans le secteur de l’abattage, le ministre de l’Agriculture, Julien Demormandie, a demandé " une enquête approfondie des pratiques de cet abattoir ". 

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