Covid-19 à Lyon : les contaminations se stabilisent dans le Rhône à l'approche de Noël (graphique)

Le nombre de nouveaux cas reste très élevé dans le département du Rhône avec un taux d'incidence toujours supérieur à 700. Les contaminations sont stables malgré une très légère hausse...

La circulation du virus à l'instant t sur un territoire se mesure grâce au taux d'incidence. C'est un indicateur clé. Le taux d'incidence détermine le nombre de cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100 000 habitants. Sur une semaine glissante. C'est un très bon moyen de mesurer le degré de circulation du virus, à un instant t, sur un territoire.

Dans le département du Rhône, d'après les derniers chiffres stabilisés au lundi 20 décembre, le taux d'incidence est de 722 (les données prennent donc en compte la période entre le vendredi 10 décembre et le jeudi 16 décembre). Ce taux était de 720 le 13 décembre, et de 211 "seulement" le 18 novembre.

L'évolution du taux d'incidence dans le département du Rhône (courbe rouge) depuis le début de l'épidémie. Source : Santé publique France

Les hôpitaux lyonnais toujours sous tension

L'augmentation a été très nette fin novembre. Depuis plusieurs jours, l'incidence a tendance à légèrement baisser dans le département du Rhône. Depuis la première fois depuis 10 jours, le taux d'incidence repart à la hausse mais reste globalement stable. Le taux d'incidence était de 740 le 8 décembre, de 733 le 9 décembre. A titre de comparaison, le taux d'incidence est de 530 en moyenne en France sur la même période. 

Pic de contaminations atteint ne veut évidemment pas dire pic d'hospitalisations atteint. On le sait, il y a un décalage entre le moment du test positif et le moment de l'arrivée à l'hôpital.

Des opérations déprogrammées pour ouvrir des lits de réanimation dans les HCL

Dans les hôpitaux lyonnais, actuellement, la situation est sous grande tension. Lyon Capitale vous a fait un point complet sur la situation très tendue dans les HCL la semaine dernière (Un décryptage à relire ici), où des déprogrammations d'opérations non urgentes ont lieu pour permettre l'ouverture de nouveaux lits de soins critiques.

Lire aussi : Covid-19 : "On n'en voit pas le bout", à Lyon quasiment tous les lits de réanimation occupés dans les HCL

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