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Le campus des berges du Rhône de l’université Lyon 2. (@Université Lumière Lyon 2)

Caricature antisémite à Lyon 2 : le Conseil d’État rejette le recours du professeur contre sa suspension

Le Conseil d’État a rejeté, mercredi 4 novembre, le recours de Julien Théry contre sa suspension à titre conservatoire prononcée par l’université Lyon 2 en décembre 2025. L’enseignant avait été mis en cause après plusieurs publications sur les réseaux sociaux, dont un montage qualifié de "manifestement antisémite" par la juridiction.

C'est une sanction, qui selon la plus haute juridiction de l'ordre administratif en France, était bien justifiée. Mercredi 4 novembre, le Conseil d'Etat a rejeté le recours du professeur d’histoire médiévale de l’université Lumière Lyon 2, Julien Théry, qui contestait son éviction à titre conservatoire prononcée le 3 décembre 2025. La mesure, prise dans l’attente de la procédure disciplinaire, est donc maintenue.

L’enseignant demandait l’annulation de l’arrêté pour excès de pouvoir. Il estimait notamment que les faits qui lui étaient reprochés, relevant selon lui de sa vie personnelle, ne présentaient pas un caractère suffisamment vraisemblable et grave pour justifier une suspension. Il accusait également l’université d’avoir pris cette décision dans le seul but de mettre un terme à une polémique qui avait dépassé les frontières lyonnaises.

Des arguments qui n’ont pas convaincu le Conseil d’État. Dans sa décision, la juridiction relève que l’affaire a provoqué une "polémique d’ampleur nationale" et que l’université a reçu de nombreux messages hostiles et virulents. Elle qualifie par ailleurs de "manifestement antisémite" le montage publié par l’enseignant sur Facebook en janvier 2024.

Une sanction disciplinaire de 18 mois prononcée en juin

L’affaire avait éclaté en novembre 2025, après une publication de Julien Théry présentant une liste de "20 génocidaires à boycotter en toutes circonstances". Parmi les personnalités visées figuraient notamment l’animateur Arthur et l’actrice Charlotte Gainsbourg. La Licra avait dénoncé cette publication, avant que le syndicat étudiant UNI ne mette au jour un ancien montage représentant un homme juif en train de voler le sac d’une Palestinienne.

L’université avait alors saisi le procureur de la République et engagé une procédure disciplinaire. En juin 2026, la section disciplinaire de Lyon 2 avait prononcé à l’encontre du professeur une interdiction d’exercer pendant 18 mois, assortie d’une privation totale de traitement.

La décision rendue mercredi par le Conseil d’État confirme donc que la sanction à titre conservatoire était justifiée. Un nouvel épisode dans cette polémique qui secoue l'université lyonnaise depuis maintenant un an.

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