Le 3 septembre 2026, trois agents pénitentiaires et une fonctionnaire de police de la prison d’Aiton en Savoie ont été condamnés pour des faits de corruption © MAXPPP
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Corruption en prison : “Une fois qu’ils ont mis le doigt dans le pot de confiture, c’est terminé”

Longtemps passée sous silence, la corruption en prison est devenue une menace que l’administration pénitentiaire tente aujourd’hui de prévenir.

Dans le huis clos des prisons, derrière les fenêtres grillagées, détenus, surveillants et intervenants pénitentiaires se côtoient pendant des années. Souvent issus de milieux sociaux similaires, ils habitent parfois les mêmes barres d’immeubles des mêmes banlieues et nouent occasionnellement des liens. Une relation qui “n’est pas nécessairement un rapport de force”, reconnaît pour Lyon Capitale Justine Gerbaud, porte-parole de la direction de l’administration pénitentiaire, mais qui peut favoriser “le franchissement progressif de certaines limites”. Et ce glissement, souligne-t-elle, “se met en place de manière très insidieuse et très lente”. Frédéric Ploquin, coauteur du récent Journal d’un maton (Fayard) en décrit les premiers pas : “Par de toutes petites choses, un après-rasage, un parfum…” Le piège est alors tendu et Jérôme Pierrat, autre fin connaisseur du grand banditisme, en décrit l’issue sans détour : “Une fois qu’ils ont mis le doigt dans le pot de confiture, c’est terminé.”

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