Installé depuis 2022 sur l’avenue Camille-Rousset à Bron, le radar sonore expérimental n’a jamais verbalisé de conducteurs. Faute d’homologation nationale, l’équipement a finalement été retiré.
Mis en place dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités, le radar antibruit testé à Bron devait ouvrir la voie à la verbalisation automatique des véhicules trop bruyants. Mais, comme le rapportent nos confrères du Progrès, après plusieurs reports, la seconde phase de l’expérimentation n’a jamais vu le jour.
Installé en mars 2022 sur l’avenue Camille-Rousset, l’appareil a d’abord servi à mesurer la circulation et les nuisances sonores. Durant cette phase d’observation, près de 8 000 véhicules par jour ont été comptabilisés, avec un dépassement du seuil de 85 décibels environ tous les deux jours, principalement lié aux deux-roues.
La mise en place des sanctions, initialement espérée pour 2023 puis annoncée pour l’été 2025, dépend toutefois d’étapes nationales encore inachevées. Les radars doivent d’abord être homologués par le Laboratoire national de métrologie et d'essais, puis validés par la Commission nationale de l'informatique et des libertés avant toute verbalisation.
Faute de cadre réglementaire finalisé, l’équipement a donc été démonté. La municipalité assure néanmoins rester prête à relancer le dispositif dès que la législation permettra d’activer les sanctions.
