Cercle Maurice Allard

L’Observatoire de la laïcité répond au cercle Maurice Allard

Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, réagit vivement aux propos du cercle Maurice Allard du 10 novembre dernier, qu’il juge “très graves et insultants”. Le Nîmois réaffirme également la neutralité de l’Observatoire.

Pour Nicolas Cadène, rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité, les déclarations du cercle Maurice Allard sont "très graves et insultantes". Le 10 novembre, l'association lyonnaise avait notamment qualifié l'Observatoire de "machine de propagande du Gouvernement", et estimé que Nicolas Cadène et Jean-Louis Bianco s'étaient rendus coupables d'un "détournement d'institution".

“L’Observatoire évolue toujours dans la neutralité”

"L'Observatoire a été créé en 2007 par décret ministériel, sous la présidence de Jacques Chirac. Il a été créé dans la neutralité et évolue toujours dans cette neutralité", corrige Nicolas Cadène. "Il est composé de personnalités de droite comme de gauche, et repose sur la quasi-unanimité de ses membres", affirme le rapporteur général.

S'il admet que l'Observatoire n'a "aucune compétence juridictionnelle", Nicolas Cadène indique que "de nombreux juristes officient dans l'Observatoire" et sont à même d'appréhender les débats.

“Il ne faut pas être obsédé par la visibilité, mais par le comportement”

Nicolas Cadène estime également que "le Conseil d'Etat ne recommande pas l'interdiction du port du voile pour les accompagnateurs", contrairement à ce qu'a déclaré le cercle, "mais il peut y avoir un encadrement en cas de prosélytisme". Pour le rapporteur général, il est donc utile de juger au cas par cas, afin que seuls les comportements à risque soient identifiés.

"Enfermer les mères concernées chez elles ne suffit pas à résoudre le problème, c'est une autre réalité", conclut le Nîmois.

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