Fabienne Grébert lors du 2nd tour des élections régionales, le 27 juin 2021.

Région Auvergne-Rhône-Alpes : les écologistes visés par une enquête pour détournement de fonds publics

Une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics a été ouverte par le parquet de Lyon à l'encontre du groupe écologiste à la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mercredi 19 octobre, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président (LR) Laurent Wauquiez annonçaient saisir le parquet de Lyon pour signaler "les pratiques du groupe Europe écologie les verts, présidé par Fabienne Grébert, au regard de la mise en œuvre de son droit à la formation".

Contre-feu

L'annonce apparaissait à l'époque comme un joli contre-feux au lendemain d'une polémique sur le passage en visioconférence du conseil régional, six jours après les révélations de Mediapart sur le diner à 100 000 organisé par Laurent Wauquiez avec l'argent du contribuable. Ironie de l'histoire, ce sont bien les écologistes qui sont aujourd'hui sous le coup d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics.

Des droits à la formation détournés ?

Contacté, le parquet de Lyon explique avoir ouvert une enquête préliminaire "du chef de détournement de fonds publics par agent public", venant confirmer une information du site Lyonmag. Pour mémoire, le signalement de la Région concernait l'utilisation des droits à la formation de Fabienne Grébert. Un rapport de la collectivité indiquait que le groupe EELV avait fait appel à l'organisme Cédis Formation à hauteur de 145 000 €.

Jusqu'ici rien d'anormal, les formations politiques disposent d'un droit à la formation qu'elles utilisent. Sauf que, le conseiller régional écologiste, Olivier Longeon, était un membre de l'organisme en tant que "chargé de formation". Plus surprenant encore, le 23 août 2022, Fabienne Grébert est notée présente à une formation du Cédis à Grenoble. Or, elle est dans le même temps à la cérémonie d'accueil du nouveau préfet de Haute-Savoie à Annecy.

"Recherche de la vérité"

Contactée à l'époque, la présidente du groupe écologiste avait qualifié de "pitoyable" l'utilisation de ce contre-feux. Et d'ajouter : "On a une région qui ne s'occupe de la régularité de nos actions que lorsqu'elle est en porte-à-faux." Dans un communiqué de presse envoyé quelques heures plus tard, la formation politique assurait se tenir à disposition de la justice et être prêt "fournir toutes les informations et tous les documents dans la recherche de la vérité".

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