Nathalie Perrin-Gilbert au Zebre le 23 mars 2014
Nathalie Perrin-Gilbert au Zebre le 23 mars 2014 © tim douet

Le tour de force de Nathalie Perrin-Gilbert

Nathalie Perrin-Gilbert (Gram-Front de gauche) rafle le 1er arrondissement, malgré l'accord entre le PS et EELV au second tour. Retour sur la soirée électorale dans la mairie du 1er arrondissement où deux listes de gauche s'affrontaient. (Màj à 16h00)

Le visage encore tendu par la bataille menée entre les deux tours, Nathalie Perrin-Gilbert (Gram-Front de gauche), qui menait une liste dissidente à celle du PS de Gérard Collomb, frissonne : les premiers résultats, qui la donnent en tête, ne la rendent pas sereine. Retranchée dans son bureau, elle attend la fin du dépouillement. Depuis 20h, son équipe rentre et sort, lui annonce les premières estimations.

"Ce ne sont pas les logiques d'appareils mortifères qui ont gagné"

Peu avant 21h30, la maire sortante rejoint ses militants dans une salle de la mairie du 1er arrondissement sous les applaudissements. Quand les résultats définitifs tombent, Nathalie Perrin-Gilbert souffle, rassurée : les écrans d'ordinateurs la placent largement en tête avec 44,5% des voix devant Odile Belinga (PS) à 31,3% et Jean-Baptiste Monin (UMP) à 24,1%. "Nathalie ! Nathalie", hurlent les militants. "Au moins, les choses sont claires, ce ne sont pas les logiques d'appareils mortifères qui ont gagné", lance t-elle bravache -au second tour, pour faire barrage à son ancienne colistière, Gérard Collomb a fusionné avec EELV-. "Il y a eu une mobilisation citoyenne. Nos propositions n'ont pas varié. Nous n'avons pas fait d'alliance électoraliste, nous avons été constants et les électeurs s'y sont retrouvés. C'est la première victoire du Gram à Lyon ! On va continuer", s'enthousiasme t-elle.

Un accord Verts-PS intenable

Exclue du parti socialiste, Nathalie Perrin-Gilbert, en "guerre" ouverte avec son ancien mentor Gérard Collomb, remercie Philipe Meirieu, vice-président EELV du conseil régional, de son soutien entre les deux tours (cf. article). "Bien sûr, que les déclarations de Philippe Meirieu ont joué en ma faveur et je l'en remercie. C'est un homme de conviction", indique t-elle.

Ce dernier avait lancé un appel à voter Nathalie Perrin-Gilbert, contre Emeline Baume d'EELV, soudain nommée tête de liste PS. Pour le pédagogue, l'accord Verts-PS était intenable : " EELV avait indiqué que cette alliance devait se faire à partir d’un accord sur des questions de fond plutôt que sur des combinaisons d’appareil. C’est là une tradition des écologistes et, quand ils la respectent, elle contribue largement à leur crédit. Or, à ma connaissance, les choses ne se sont pas passées ainsi : l’accord a été conclu sur des postes avant d’envisager les moindres questions de programme."

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