Les deux têtes de liste EELV aux municipales à Lyon, Etienne Tête et Émeline Baume, ont présenté ce mardi 4 mars leurs propositions pour une “alimentation plus saine”. L’enjeu est de rendre compétitifs les prix des produits bio et locaux afin qu’ils soient accessibles au plus grand nombre.
“Les terres cultivées du Grand Lyon ne nourrissent aujourd'hui que 4 % de la population grand-lyonnaise. Il y a un siècle, elles permettaient d'alimenter toute la ville", explique Emeline Baume, candidate EELV dans le 1er arrondissement. Bien entendu, la population s’est depuis accrue et les territoires cultivables se sont en parallèle réduits. Mais les candidats écologistes de Lyon comptent bien “amplifier de façon massive” la présence des produits locaux, ainsi que bio, dans nos assiettes. Des actions publiques et politiques sont envisagées.
Favoriser les circuits courts
Les différentes études montrent que les Français se préoccupent de leur alimentation. Le problème demeure que les produits “sains” sont bien souvent plus onéreux que les autres. Les écologistes souhaitent ainsi que les mairies d’arrondissement soutiennent des groupements d’achat, en collaboration avec les producteurs locaux.
Ce genre de mesure permettrait de dynamiser la filière. En assurant un débouché au producteur, les tarifs pourraient être stabilisés et devenir moins prohibitifs. Les têtes de liste EELV veulent également encourager la création de nombreux marchés de producteurs. Ils expliquent qu’ “avec moins d’intermédiaires et des ventes assurées, les prix du bio seraient plus abordables”.
Décentraliser les cantines scolaires
“Objectif 2020 : 100 % des aliments servis dans les cantines scolaires ne contiennent aucun pesticide ou OGM.” Manger totalement sain “n’est pas de la science-fiction” pour les écologistes. Pour lancer le processus, ils proposent que chaque arrondissement soit autonome et encouragé à choisir des produits bio et locaux. “La centralisation des cantines n’incite pas à se tourner totalement vers des aliments sains, explique Emeline Baume. Il faut plutôt agir au cas par cas. Si une petite cantine est gérée en régie directe et tournée vers le bio, elle permettrait véritablement à un agriculteur de se reconvertir dans ce type de production.”

En campagne tout est possible...mais dans la réalité l'avocat Etienne Tête bloque des projets de construction de logements sociaux sous prétexte qu'il n'y a pas assez de stationnement pour les véhicules...Un peu de cohérence entre les discours et les actes seraient un plus
Commençons pas déjà supprimer la possibilité de transformer les terres agricoles en lotissements de maisons individuelles, et surtout n'achetons pas tous ces légumes et fruits qui viennent de loin en camions.
Plus il y aura de bio local, plus ce sera accessible, c'est sûr. Mais revenons sur une idée reçue colportée par ceux qui n'achètent du bio qu'en supermarché. Le bio est déjà accessible si j'en crois la clientèle d'habitués des lieux que je fréquente : le marché bio de Vaise du mardi et la coop Prairial à Vaulx en Velin. J'y vois quantité de gens peu fortunés, des étudiants, des chômeurs, des personnes issues de l'immigration qui achètent des produits en vrac et de saison. Loin des clichés bobo…