Buna
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Europe Ecologie-Les Verts réclame 22.000 euros à Gilles Buna

La rupture entre l'adjoint à l'urbanisme et sa formation politique ne date pas d'août dernier quand il a signé une tribune pour contester la ligne politique d'Europe Ecologie-Les Verts en vue des municipales. Son mouvement lui demande 22 000 euros, un montant qui correspond à une partie de ses indemnités d'élus qu'il aurait dû reverser. L'intéressé s'en explique.

Entre eux, rien ne va plus. Fin août, l'adjoint à l'urbanisme signait une pétition au coté de Françoise Rivoire, Mireille Roy et Alain Giordano pour dénoncer "l'écologie punitive" de ses collègues, notamment Etienne Tête, chef de file pour les municipales. En réalité, la rupture de Gilles Buna avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) est plus ancienne. Il ne paie plus aucune cotisation à son ex-parti, "depuis dix-huit mois", dit-il. Il n'a ainsi pas pris part au vote de la primaire de juin dernier.

"Il devrait rendre ses mandats"

De plus, il a une ardoise de quelque 22 000 euros qui correspondent à une partie de ses indemnités qu'il aurait dû reverser à la formation qui l'a fait élire. Chez EELV comme la plupart des partis politiques, un élu reverse à son mouvement "entre 10 et 20%" de ses émoluments. "Plus on gagne et plus le pourcentage est élevé. C'est même la première source de financement du parti", précise un cadre de la formation écologiste. Gilles Buna aurait cessé ses versements en juin 2011. Selon ce responsable, l'adjoint lyonnais aurait dû continuer à s'en acquitter, quand bien même il n'était plus membre d'EELV : "C'est un engagement des candidats qui se font élire sur notre étiquette. S'il ne veut pas payer, il devrait rendre ses mandats, ou alors reverser à une association caritative".

Gilles Buna nous a confirmé ces informations. Il explique être en désaccord avec "l'orientation politique du parti, qui se limite à un principe d'autonomie ou d'indépendance", parti qu'il a contribué à faire grandir et à ancrer dans la majorité municipale. Il regrette que ne soient définies ni les conditions d'une alliance avec le PS, ni les éventuelles alliances avec le Front de Gauche, le MoDem ou Nathalie Perrin-Gilbert, dont il dit au passage qu'elle est "abandonnée de tous, même ceux qu'elle a choisis".

"Ma vie politique s'achève"

Au niveau national, il appuie la participation des écologistes au Gouvernement, mais regrette qu'à Paris ne soit pas envisagée une liste d'union de premier tour avec le PS alors que "l'écart entre Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet est faible". "Quels sont à Paris ou à Lyon les clivages qui seraient inacceptables ?", s'interroge Gilles Buna, qui parle "de choix suicidaires". Il juge ne pas devoir reverser une partie de ses indemnités, attendu qu'il a été élu sous "son (mon) nom et celui de Gérard Collomb". Selon les statuts d'Europe Ecologie-Les Verts, l'adjoint lyonnais ne pourra plus se représenter à une élection sous l'étiquette écologiste. Or l'intéressé précise n'être "plus candidat à rien". "Ma vie politique s'achève", annonce-t-il.

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