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“Si Lyon n’est pas la Cité de la gastronomie, on est vraiment des cons !”

Dès le mois d'août, Lyon Capitale s’étonnait que rares fussent les Lyonnais, y compris les chefs et les élus, à être au courant de la candidature de la ville pour accueillir la Cité de la gastronomie (édito, 31 août). L’appel a été entendu, les Lyonnais se mobilisent : les uns ouvrent un compte Facebook, les autres mettent des affiches sur leur vitrine, et quasiment tout ce que la ville compte de chefs donne de la voix. Quant au maire, sa seule réaction fut plutôt défaitiste (lire ici). Ce qui n’a pas démobilisé les Lyonnais, bien au contraire. Lyon Capitale-le mensuel revient sur le “patinage” de départ, toutes les raisons qu’a Lyon de gagner et dévoile le projet qui sera présenté au jury ce lundi 15 octobre.

Cet après midi, Lyon passe le “grand oral” devant la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, qui décidera quelle ville parmi les six candidates accueillera la Cité de la gastronomie. Si la Ville de Lyon s’est murée dans un silence assourdissant, les Lyonnais, eux, y croient dur comme fer.

Lyonnitude

La quasi-unanimité des chefs que nous avons interrogés sont déçus, avec le sentiment d’être les dindons de la farce. Exemple : “Je ne comprends pas pourquoi on ne nous a rien dit : si on avait été contactés dès le début du projet, tous les métiers de bouche de Lyon, on aurait monté un projet de folie. J’ai l’impression que la mairie ne se donne pas les moyens, que le maire s’en fout. C’est dingue ! Il faut compter sur qui ? Sur les Lyonnais, point barre.” (Sébastien Bouillet, pâtissier-chocolatier)

“La gastronomie à Lyon fait partie d’un patrimoine culturel et même populaire. On pourrait même aller jusqu’à dire que la gastronomie est le vecteur de lyonnitude par excellence.” (Bruno Benoit, professeur à l’institut d’études politiques de Lyon)

“Lyon a une légitimité naturelle, c’est l’argument principal. Elle a une histoire, la capitale mondiale de la gastronomie, et un grand homme, Paul Bocuse, qui plaident en sa faveur. Sans compter une culture de la bonne chère. On trouve à la fois la grande cuisine, la recherche, et les plats canailles, dans les bouchons. Lyon est entouré des poulets de Bresse, des arbres fruitiers de la vallée du Rhône, des poissons d’étang de la Dombes, etc. C’est un peu, comme dirait Paul Bocuse, le garde-manger de la France.” (Bernard Pivot, membre de l’académie Goncourt, écrivain et journaliste)

“Lyon Cité de la gastronomie – Mobilisez-vous !”

Page FB de soutien à Lyon Cité de la gastro

Les affichettes fleurissent un peu partout en ville. (…) Cette campagne d’affichage ne vient pas de la mairie de Lyon, incroyablement en retrait jusqu’à présent : il s’agit d’une initiative citoyenne. Suite à notre dossier du mois dernier, un lecteur a en effet décidé de “donner un coup de main et s’engager”. Sur le compte Facebook qu’il a créé pour remédier au “néant” de communication municipale qu’il avait constaté sur Internet, le message est clair : “Si le maire n’y croit pas, ses administrés OUI ! On a mobilisé les citoyens, mobilisons maintenant les acteurs économiques ! Munissez-vous d’affiches, posez-les à votre travail et distribuez-les aux restaurants !!! Go Go Go !!!”

Le chef Régis Marcon, qui présentera le projet lyonnais au jury

© Tim Douet

Pourquoi la Ville patine, le rôle des relations entre la mairie et GL Events dans ce dossier, mais aussi ce qui rend Lyon unique, l’atout Régis Marcon et surtout les détails du projet qui est présenté au jury ce 15 octobre : Lyon Capitale n° 715 fait le tour complet du dossier.

En vente en kiosques jusqu’au 25 octobre, et dans notre boutique en ligne.

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