À la veille de la rentrée scolaire, le tribunal a ordonné l’expulsion des 280 femmes et enfants occupant un immeuble place de Milan (3e arr.), propriété de la Métropole de Lyon. Une manifestation est prévue ce vendredi à 12 heures.
La décision était attendue avec beaucoup d’appréhension par les collectifs et associations. Le tribunal a ordonné, le 31 août, l’expulsion sans délai des 280 femmes et enfants qui occupent depuis le 6 mars un immeuble situé place de Milan, dans le 3e arrondissement de Lyon.
La Métropole de Lyon, propriétaire du site, avait engagé un recours après l’élection de Véronique Sarselli (LR) à la tête de la collectivité en mars dernier. Elle assurait que le bâtiment devait être détruit dans le cadre de travaux menés à la gare de la Part-Dieu. Selon nos confrères du Progrès, le juge, qui s’est rendu sur place, a finalement estimé que la fin de l’occupation était "nécessaire à la protection des occupants eux-mêmes contre les risques auxquels leur maintien dans les lieux les expose."
Aucune solution d'hébergement n'a, pour l'heure, été proposée aux 280 personnes.
Un rassemblement organisé ce vendredi
Le collectif Solidarité femmes à la rue 69, à l’initiative de l’occupation, n’a pas caché sa colère face à la décision de justice. "Quelle ne fut pas notre surprise en apprenant que la Métropole n’a en fait pas encore posé de demande de démolition à la mairie. La Métropole choisit de nous mettre à la rue sans accepter de nous rencontrer et en plus elle ment au tribunal", a lancé le collectif sur ses réseaux sociaux. Et d’ajouter : "On apprend maintenant que cette demande d’expulsion immédiate va laisser le bâtiment vide pendant encore des mois avant sa démolition. La politique de cette Métropole est indigne."
Un rassemblement est donc organisé ce vendredi 4 septembre, à 12 heures, place de Milan, en présence de nombreuses associations et collectifs, dont Jamais Sans Toit ou encore Nous Toutes Rhône. "L'expulsion de la place de Milan, c'est : 280 femmes et enfants condamnés à retourner vivre à la rue, dans des tentes, les violences physiques, sexistes, sexuelles, les traumatismes de l'expulsion et de la rue, l’impossibilité de faire des démarches, travailler, se soigner, suivre une scolarité, un bâtiment de 30 appartements en bon état qui redevient vide pour des années et un projet immobilier qui vise à chasser les pauvres du centre-ville", déplore enfin le collectif Solidarité femmes à la rue 69.
Dans un communiqué diffusé ce vendredi, la Métropole de Lyon indique avoir "pris connaissance" de l’ordonnance rendue par le tribunal judiciaire de Lyon. Les expertises produites dans le cadre de la procédure engagée par la collectivité auraient en effet mis en évidence "des risques critiques d'incendie liés à l'état des installations électriques, ainsi que des risques de chute d’éléments du bâti et des risques sanitaires."
Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, assure que la collectivité a "pris [ses] responsabilités" et souligne que la justice "confirme dans sa décision que cette situation ne pouvait pas perdurer et que la protection des personnes vulnérables ne peut consister à les maintenir dans un lieu qui met leur sécurité et leur santé en danger."
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Abo le fric !
Oui, question de spéculation immobilière (démolir pour reconstruire avec + de marges), ne pas prévoir de solution ailleurs (à cause des coûts (cachés derrière "le politique")) et l'immigration 99% liée à l'argent (la ruine du pays d'origine par les économies occidentales (nous directement ou indirectement), la vente d'armements à leurs dirigeants, trafics d'humains, etc).
Lors du discours de clôture des universités d'été de LFI (les « Amfis ») à Valence, en août 2025, que Jean-Luc Mélenchon prononce cette menace directe. Ses propos : « Le devoir du préfet est de servir et d'obéir à la loi. Et la loi, c’est celui qui se tait. Nous vous mettrons en prison avant que vous nous y mettiez ».
La réaction : Début septembre 2025, l'Association du corps préfectoral (ACPHFMI) dépose officiellement plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour « menaces. Vous ne pourrez pas dire on ne savait pas !
La place de Milan est celle qui est à l'arrière de l'agence TCL bd Vvier Merle. Lyon 30°. En quelques années de gestion socialo-liberale, la place et ses alentours sont devenus un taudis à ciel ouvert. Durant le 1° mandat Doucet, une vingtaine de tente l'occupait, l'espace entre la place et la tour Swisslife est devenu un dépotoir permanent!...
On n'y voit que des SDF masculins blancs mais jamais de politicien.ne trop loin de leur niveau de vie, surtout à gauche comme Marie-Charlotte, Anaïs, Sandrine.. !
Il faudrait carrément le raser ce coin ! C'est la zone, ce secteur. Et puis ça jure avec tout le reste du quartier qui a été rénové.
Ce coin est insalubre et sale. Très sale !