À compter du 1er septembre, il sera désormais obligatoire de porter un casque lors d’un déplacement sur une trottinette électrique ou de tout autre engin de locomotion électrique. L’amende pour non-respect de cette mesure pourra grimper jusqu’à 150 euros.
C’est une première dans la métropole lyonnaise : le maire de Villeurbanne a pris un arrêté pour rendre obligatoire le port du casque pour tout utilisateur d’une trottinette électrique ou de tout autre engin de locomotion électrique (gyropode, hoverboard et skateboard électrique). Dans un entretien accordé à nos confrères du Progrès, l’édile (PS) de la commune, Cédric Van Styvendael, défend cette mesure, qui entrera en vigueur dès le 1er septembre.
"Un enjeu de protection de la population"
Le maire estime qu’il s’agit d’abord d’un "enjeu de protection de la population", au regard des chiffres alarmants sur le nombre d’accidents en trottinette électrique. À Villeurbanne, Cédric Van Styvendael assure que les services de la Ville ont enregistré une hausse de 141 % du nombre d’accidents considérés comme graves en un an (12 en 2024, contre 29 en 2025). Le port du casque ne sera toutefois pas rendu obligatoire pour les vélos, ajoute le maire. "Je reste très mesuré quant à l’idée d’étendre cette mesure aux vélos. Je prends cet arrêté de prévention et de protection des usagers à trottinettes au regard des chiffres de l’accidentologie. Intuitivement, je vois que cet outil est moins stable qu’un vélo, que ce sont des usagers nouveaux, qui peuvent atteindre une vitesse potentiellement très importante", explique-t-il.
Une phase de prévention va enfin être mise en œuvre dans les prochains jours. En cas de non-respect, une amende pouvant aller jusqu’à 150 euros pourra être délivrée par les forces de l’ordre, détaille Cédric Van Styvendael. Il conclut : "Il m’appartient de protéger la population. Si ça fait progresser le débat et reporter sur les gens une forme de responsabilité, tant mieux."
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Une explosion des traumatismes crâniens graves
En juillet, les Hospices Civils de Lyon (HCL) tiraient déjà la sonnette d’alarme sur l’explosion du nombre d’accidents de trottinette électrique et de traumatismes crâniens graves nécessitant une prise en charge neurochirurgicale. Dans leur étude, les chercheurs avaient recensé un seul cas en 2021, contre 25 en 2025. Depuis avril 2026, une vingtaine de patients sont par ailleurs accueillis chaque mois en salle de déchocage après un accident de ce type, et un quart d'entre eux doivent être transférés en réanimation. Les victimes sont principalement des adolescents de 14 à 15 ans.
Selon l'étude, près de 68 % des accidents surviennent également sans qu'un autre véhicule soit impliqué, preuve que les pertes de contrôle sont fréquentes. Alors que les HCL regrettaient que le port du casque ne soit toujours pas obligatoire pour les utilisateurs de trottinettes électriques, c’est une première étape vers plus de sécurité.
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Ils feraient d'interdire les armes à feu, les tirs de mortiers et la vente de drogue! Mais là, ils n'y vont pas, à croire que cela leur rapporte de l'argent de laisser faire.