Du 19 au 30 août, le Festival Berlioz attire les passionnés de musique classique à La Côte-Saint-André. Une aubaine économique pour l'Isère.
La saison est propice. Au cœur du mois d’août, alors que les vacances touchent à leur fin, La Côte-Saint-André change de rythme. Du 19 au 30 août, le Festival Berlioz réunit artistes et spectateurs dans la ville natale du compositeur du XIXe siècle, ainsi que sur plusieurs sites de l’Isère.
Pour sa 33e édition, placée sous le thème "Dansons maintenant !", le festival propose plus de 70 concerts, récitals et conférences. Le coup d’envoi a été donné au Couvent des Carmes de Beauvoir-en-Royans, avec une grande fête populaire. Pendant douze jours, chefs, solistes et grands orchestres français comme internationaux vont, tour à tour, célébrer l’héritage d’Hector Berlioz.
Une commune transformée en scène ouverte
Écouter de la musique ou admirer les lieux ? Les spectateurs n’ont pas à trancher. La commune se transforme en scène ouverte, où le patrimoine ajoute sa propre note à la programmation. La cour du Château Louis XI accueille les principaux concerts symphoniques, tandis que l’église Saint-André se prête davantage aux récitals, plus intimistes.
D’autres sites patrimoniaux de l’Isère, comme des châteaux, abbayes ou églises, sont également investis. Le Musée Hector-Berlioz, les médiathèques et même l’Ehpad ouvrent leurs portes à la musique pour un court moment.
Cette multiplicité de lieux historiques participe à l’ancrage local du festival et fait circuler les visiteurs au-delà des seuls lieux de concert. Une manière, aussi, d’attirer un public qui ne se limite pas aux seuls passionnés de musique classique.
28 000 spectateurs en douze jours
Porté par Arts en Isère Dauphiné Alpes et dirigé depuis 2009 par Bruno Messina, le Festival Berlioz s’est ancré dans le paysage culturel du département depuis sa création, en 1994.
En 2025, plus de 28 000 spectateurs ont participé à près de 50 événements, dont plus de la moitié étaient gratuits. Une concentration importante pour une commune de moins de 5 000 habitants, qui nécessite près de 200 bénévoles.
Un épicentre économique pour le territoire
Les soirs de concert, la commune ne désemplit pas. Les Terrasses du château Louis XI rameutent les spectateurs autour de boissons et de repas. Après les représentations, la Taverne d’Hector, installée dans la cour du château, propose de prolonger la soirée autour de produits du terroir.
Venus pour les concerts, de nombreux visiteurs en profitent aussi pour se restaurer sur place, réserver un hébergement ou découvrir les environs. Pendant douze jours, La Côte-Saint-André devient ainsi un véritable point d’attractivité pour le territoire.
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