Le rassemblement prévu dimanche 16 août devant la cour d’appel de Lyon, en réaction à une mobilisation d’extrême droite autour de la campagne "Save Europe Act", a été interdit par la préfecture du Rhône.
Tout commence avec un premier rassemblement déclaré le 11 août sur les réseaux sociaux afin de déployer une banderole de 20 mètres en faveur du "Save Europe Act", un projet en faveur d’une réémigration. Deux jours plus tard, une manifestation avait été déclarée devant la cour d’appel de Lyon pour s’y opposer, à l’appel de plusieurs collectifs et organisations de gauche, notamment Extinction Rebellion Lyon, l’Union étudiante Lyon, Lyon Antifa ou encore Attac Rhône.
La mobilisation devait se tenir à partir de 18h, place Saint-Jean (Lyon 5e). Finalement, par le biais d’un arrêté préfectoral pris ce vendredi 14 août, la préfecture du Rhône a décidé d’interdire ce contre-rassemblement, en plus de la marche pour la "réémigration".
La préfecture redoute des affrontements
Pour justifier cette interdiction, les services de l’État s’appuient notamment sur le contexte de tensions entre militants d’ultragauche et d’ultradroite à Lyon. L’arrêté rappelle plusieurs épisodes de violences survenus ces dernières années à Lyon, notamment celui du 12 février dernier, où des affrontements avaient conduit à la mort de Quentin Deranque.
Les effectifs policiers et gendarmes seront très sollicités durant le week-end du 15 août. Les forces de sécurité doivent notamment assurer la sécurisation d’une rencontre de football jugée sensible à Grenoble, mais également se préparer à un important rassemblement automobile illégal dont le lieu exact reste inconnu. Cela ajoute une raison à la décision de la préfecture.
L’interdiction concerne finalement l’ensemble du territoire de la métropole de Lyon, et pas uniquement le secteur de la cour d’appel.
Lire aussi : Rhône : la préfecture interdit les rassemblements automobiles non déclarés ce week-end

"d’interdire ce contre-rassemblement" réactionaire d'extrème gauche. Effet boomerang !