Le réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire du Bugey (Ain) a été mis à l’arrêt dans la nuit de mardi à mercredi en raison de la température élevée du Rhône.
La canicule continue de toucher une grande partie du pays, et la centrale nucléaire du Bugey n’en est pas épargnée. Depuis minuit, dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 août, le réacteur numéro 3 est à l’arrêt en raison de la température du fleuve Rhône, qui devrait atteindre environ 26 °C en moyenne sur la journée.
Cette mise à l’arrêt vise à respecter les règles encadrant la température des rejets de la centrale dans le fleuve. Le réacteur n°2 est, lui, déjà indisponible depuis le 2 mai pour des opérations de maintenance. Sur les quatre unités du site, seules les unités n°4 et n°5 sont donc actuellement en fonctionnement.
Une situation déjà rencontrée cet été
Le réacteur n°3 avait déjà été arrêté pour les mêmes raisons entre le 10 et le 18 juillet, et même avant, le 25 juin. Il avait également été mis à l’arrêt pendant quelques heures le 8 août dernier. La situation concerne les deux unités du site qui fonctionnent avec un système de refroidissement en circuit ouvert. L’eau du Rhône est prélevée pour refroidir les installations avant d’être rejetée avec une température plus élevée.
Les réacteurs n°4 et n°5 utilisent pour leur part un système en circuit fermé avec des tours aéroréfrigérantes. Leur fonctionnement entraîne néanmoins un réchauffement du Rhône évalué à quelques dixièmes de degré entre l’amont et l’aval de la centrale. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) avait fixé un réchauffement inférieur à 1 degré à l’entrée et à la sortie comme limite.
En juillet dernier, la centrale avait obtenu un assouplissement des règles concernant les rejets thermiques, à la demande d’EDF. L’objectif était de permettre au réseau électrique de conserver un niveau de production suffisant pendant la canicule.
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