Face à la recrudescence de l'usage détourné du protoxyde d'azote, le préfet de la Loire a signé un nouvel arrêté préfectoral. Il encadre sa détention, sa consommation et sa vente dans tout le département.
Le protoxyde d'azote reste dans le collimateur des autorités ligériennes. Mardi 1er juillet, François-Xavier Bieuville, préfet de la Loire, a renouvelé son arrêté encadrant la détention et la consommation de cette substance sur la voie publique. La mesure est applicable du 1er juillet au 31 décembre 2026. Elle vise à contenir un phénomène en pleine expansion chez les jeunes.
Communément appelé « gaz hilarant » et vendu sous forme de cartouches à usage culinaire, le protoxyde d'azote est de plus en plus détourné à des fins récréatives. Or, ses effets sur la santé sont loin d'être anodins. Les autorités sanitaires alertent en effet sur deux catégories de risques bien identifiées.
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Des risques immédiats aux séquelles neurologiques
La consommation ponctuelle expose à des dangers immédiats. Asphyxie par manque d'oxygène, perte de connaissance, brûlures liées au froid extrême du gaz expulsé, désorientation, vertiges, chutes : la liste est longue. Parfois consommé au volant, le produit multiplie les risques d'accident mortel.
L'usage régulier ou à forte dose entraîne des séquelles plus lourdes. Les autorités sanitaires citent notamment l'atteinte de la moelle épinière, la carence en vitamine B12, l'anémie, les troubles psychiques et même l'AVC. Autant de conséquences irréversibles qui justifient l'action des pouvoirs publics.
Ce que prévoit concrètement l'arrêté
Trois interdictions sont ainsi posées dans tout le département. D'une part, la détention, le transport et la consommation à des fins récréatives sont interdits sur l'ensemble des voies et espaces publics. D'autre part, l'abandon de cartouches ou de récipients vides dans l'espace public est également prohibé. Enfin, la vente de protoxyde d'azote, sous toutes ses formes, est interdite entre 20 heures et 6 heures.
Face à ce qu'il qualifie de « fléau », le préfet appelle par ailleurs à la responsabilité de chacun. En cas de consommation problématique, plusieurs dispositifs restent accessibles : les Consultations Jeunes Consommateurs, ou encore le numéro national Drogues Info Service (0 800 23 13 13). Le texte intégral de l'arrêté est consultable sur le site des services de l'État dans la Loire.
