Alors que Jean-Michel Aulas s'est vu retirer ses délégations de vice-président de la Métropole de Lyon suite à l'affaire de viol touchant son ancien conseiller presse, Roman Abreu, son avocat, Alain Jakubowicz prend la parole et dénonce notamment un "tribunal politique".
Une semaine après les révélations sur l'affaire, l'avocat de Jean-Michel Aulas contre-attaque. Dans un entretien accordé à nos confrères du Progrès, Alain Jakubowicz, qui défend également Laure Cédat, est revenu sur les conséquences politiques de cette accusation de viol par soumission chimique dont fait l'objet Roman Abreu, directeur de communication de Jean-Michel Aulas durant la campagne des Municipales 2026 à Lyon.
Dénonçant "un tribunal politique", le conseil de l'ancien patron de l'Olympique Lyonnais estime qu'il "est temps de rétablir l'honneur de Jean-Michel Aulas". "Il n'a commis aucune faute juridique, ni même aucune faute morale. Jamais, il n’a couvert Roman Abreu. Il n’y a aucun élément qui permette de le dire" estime l'avocat. L'ancien candidat à la mairie de Lyon avait été mis au courant en février dernier, par la plaignante elle-même, de cette affaire, tout comme Laure Cédat et Emmanuel Imberton.
Si M. Aulas avait ensuite convoqué son directeur de communication, qui reste présumé innocent et qui "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", l'ancien président de l'OL avait simplement décidé d'écarter Roman Abreu des locaux de campagne, sans pour autant mettre fin à ses fonctions. Jusqu'au soir du second tour des Municipales perdu par Aulas face au maire sortant Grégory Doucet, le conseiller en communication était présent aux côtés du candidat soutenu par la droite et le centre.
"Un homme blessé"
Expliquant que Jean-Michel Aulas a "du mal à vivre la trahison dont il est l'objet de la part de gens qui étaient bien heureux de venir le chercher", Alain Jakubowicz dénonce, sans les citer, une large partie des élus de droite et du centre à la Ville de Lyon qui ont quitté en nombre le groupe Cœur lyonnais présidé par Jean-Michel Aulas. "Ils l'ont utilisé, ils se sont servis de lui pour décrocher un poste et, maintenant, ils cherchent le prétexte le plus humiliant pour l'écarter" attaque l'avocat.
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Avant de conclure : "Actuellement, c’est certain, c’est un homme blessé. Sur la question de l’avenir, je lui fais confiance. Il trouvera le bon moment et la bonne façon de reprendre la place que les Lyonnais ont souhaité lui donner."
Une semaine après la sortie de l'affaire dans la presse, les remous politiques ne sont certainement pas terminés. Mis en retrait de ses fonctions de vice-président à la Métropole de Lyon – Véronique Sarselli lui ayant retiré ses délégations au même titre que Laure Cédat et Emmanuel Imberton – JMA ne participera pas au prochain conseil métropolitain du lundi 22 juin. Et il devrait certainement être également absent du conseil municipal qui se tiendra aussi la semaine prochaine.
