Le Syndicat Mixte du Parc Industriel de la Plaine de l'Ain a adopté un nouvelle charte architecturale et paysagère.
Le SMPIPA a adopté une nouvelle charte architecturale et paysagère qui est applicable aux entreprises du parc situé à une trentaine de kilomètres de Lyon. Le document fixe les obligations et interdictions encadrant tout projet de construction, de rénovation ou d'extension. Le respect de cette charte s'impose désormais aux entreprises qui veulent s'implanter, s'agrandir ou rénover sur le parc.
Engagée en 2024, cette charte regroupe en un seul document des règles jusqu'ici dispersées sur les couleurs, le paysage et les enseignes. Le syndicat mixte l'a conçue avec un groupement d'urbanistes et de paysagistes piloté par l'agence lyonnaise AAGROUP, qui accompagnera aussi les entreprises dans son application.
Dans le communiqué de presse transmis à Lyon Capitale, Emilie Brot, directrice générale du syndicat mixte, déclare que "l'intégration environnementale et architecturale des projets a toujours fait partie de l'ADN du PIPA", et évoque également "un processus de co-construction exigeant mais pragmatique avec les porteurs de projet".

La charte s'organise en trois points : l'architecture et les bâtiments, le paysage et les espaces non bâtis, l'environnement et les usages. Concrètement, la couleur des façades doit reprendre une teinte de référence propre à chaque secteur, inspirée des paysages voisins : les falaises du Bugey, les terres agricoles, la végétation. Chaque bâtiment n'a droit qu'à une seule enseigne. Les terrains doivent aussi réserver une part minimale d'espaces verts. Pour finir, la charte demande des bâtiments économes en énergie, construits avec des matériaux naturels ou réutilisés, et équipés pour récupérer l'eau de pluie.
Le syndicat mixte contrôlera la conformité des projets, de la phase d'esquisse jusqu'aux travaux. Pour rappel, avec ses 1 000 hectares, le PIPA est le plus grand parc industriel d'Auvergne-Rhône-Alpes. Il accueille 188 sociétés, qui emploient plus de 8000 personnes.
