Après la réunion des élus Coeur lyonnais au conseil municipal ce vendredi matin, la présidente de la Métropole Véronique Sarselli a décidé de retirer leurs délégations à Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton.
"Ma priorité c'est de préserver l'institution". Dans une interview accordée à nos confrères du Progrès, la présidente de la Métropole Véronique Sarselli a annoncé avoir retiré temporairement les délégations de Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, sans préciser de durée. "En attendant, je prends leurs délégations à ma charge", a-t-elle ajouté. Jena-Michel Aulas est en charge du rayonnement et du partenariat métropolitain ainsi que de l'innovation, Emmanuel Imberton de l'économie, l'emploi et l'insertion professionnelle et Laure Cédat de la culture, la création et les initiatives territoriales.
Une annonce qui fait suite à sa demande, formulée ce jeudi aux trois élus Coeur lyonnais, de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives. Soit une mesure de préservation de l’institution et de respect envers la victime présumée.
La présidente de la Métropole est donc allée plus loin. "Je me dois de garantir l’exemplarité et le fonctionnement de l’institution métropolitaine qui est plongée en plein malaise", a-t-elle encore déclaré au Progrès. Ce soir, en parfait accord avec Jean-Michel Aulas, j’ai finalement décidé de leur retirer temporairement leur délégation. Cela est effectif à l’heure où je vous parle. (...) La loi ne me permet pas, vous le savez, de les démissionner et je n’en ai jamais eu la volonté."
Incompréhensions dans le camp Aulas
Si la présidente de la Métropole affirme que cette décision a été prise en "parfait accord" avec l'ancien candidat à la mairie de Lyon, et alors même qu'elle ajoute que "tout le monde soutient cette décision" au sein du groupe, des premières tensions ont éclaté. L'avocat des trois élus, Me Alain Jakubowicz, a répondu au Progrès, affirmant laconiquement : "C'est totalement faux !", ajoutant que l'accord signé ne "prévoit pas le retrait des délégations".
Emmanuel Imberton a, lui, affirmé ce vendredi soir n'avoir "signé aucun accord" et que "personne ne parle en son nom". Les tensions ne font que commencer.
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