Illustration Sénat. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Article payant

Après les municipales, des sénatoriales en guise de voie de garage

Les sept mandats de sénateurs du Rhône à élire, en septembre prochain, rouvrent des tensions internes dans les partis et menacent l’unité de la majorité métropolitaine de Véronique Sarselli. Pour certains, le scrutin est aussi une bouée de sauvetage après des défaites aux municipales.

Dans la classe politique, le Sénat est un monde à part, comme suspendu hors du temps, et son élection l’est aussi. Elle aura lieu en septembre mais passera sous les radars. La campagne n’est pas vraiment publique puisque le scrutin est indirect. Les sénateurs sont désignés par des grands électeurs : un mélange d’élus locaux et de notables choisis par les groupes politiques au sein de chaque collectivité. Pour obtenir des voix, les candidats multiplient les rencontres avec les maires. “C’est souvent une partie de billard à douze bandes”, s’amuse un apparatchik de droite. “Les sénatoriales sont les seules élections où le plus menteur n’est pas le candidat”, sourit Thomas Dossus, sénateur écologiste sortant. L’élection repose sur des allégeances partisanes ou personnelles et sur des renvois d’ascenseur. Elle est la chasse gardée des partis politiques et de leurs apparatchiks ou barons locaux.

Il vous reste 82 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonné
OU
Abonnez-vous

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut