CRS lors de la manifestation du 1er mai 2026 à Lyon. (CM)

Lyon : le PCF du Rhône dénonce des "violences policières" lors de la manifestation du 1er mai

Après l’intersyndicale, c’est au tour du Parti communiste français (PCF) du Rhône de dénoncer des interventions policières jugées brutales lors du 1er mai.

Dans un communiqué publié ce samedi 2 mai, la fédération du Rhône du Parti communiste français (PCF) affirme que la manifestation du 1er mai, qui a rassemblé entre 6 500 personnes selon les autorités et 12 000 personnes selon les organisateurs, s’est déroulée "dans un esprit festif et combatif" à Lyon, sans débordements majeurs.

Le parti accuse pourtant les forces de l’ordre d’avoir "fait le choix de la provocation", évoquant plusieurs incursions policières au sein du cortège. Selon le PCF, des membres du service d’ordre syndical auraient été visés par des coups de matraque et une grenade de désencerclement aurait été lancée "au milieu du carré de tête".

Le communiqué pointe également des tirs de balles en caoutchouc, dont des cartouches auraient été retrouvées au sol.

"Encore une fois, des militants du service d’ordre intersyndical ont essuyé des coups de matraque indiscriminés"

Le PCF revient aussi sur les incidents survenus à l’arrivée du cortège place Bellecour. Alors que les manifestants terminaient la mobilisation dans une ambiance décrite comme "conviviale", une "pluie de gaz lacrymogène" se serait abattue sur la place, suivie de plusieurs charges policières.

"Encore une fois, des militants du service d’ordre intersyndical ont essuyé des coups de matraque indiscriminés", dénonce le parti, tout en affirmant que les circonstances de quatre interpellations restent "à éclaircir".

Dans ce contexte, la fédération communiste apporte son soutien aux syndicalistes blessés et assure qu’elle accompagnera les organisations dans d’éventuelles démarches judiciaires. "Contre les violences policières et la répression des travailleurs une seule réponse : la solidarité de classe", conclut Benoît Roux, secrétaire du PCF du Rhône.

Lire aussi : "AFA", "N…. ta mère" : la statue de Louis XIV taguée après la manifestation du 1er mai place Bellecour

La préfecture évoque des tirs de mortiers

Une version que ne partage pas la préfecture du Rhône. Sollicitée par Lyon Capitale après les premières accusations de l’intersyndicale, ce vendredi, elle affirme que les forces de l’ordre sont intervenues en réaction à des "tirs de mortiers" émanant d’un groupe d’une cinquantaine d’individus.

Selon les services de l’État, ces personnes, décrites comme "ultra minoritaires", seraient restées au contact de la tête de cortège tout au long de la manifestation.

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