Alors qu’une étude affirmait récemment que l’encadrement des loyers freinait la hausse des prix, l’observatoire Clameur avance l’inverse. Lyon fait partie des villes analysées dans cette nouvelle bataille de chiffres.
L'encadrement des loyers n'en finit pas de faire parler. Au lendemain d’une étude assurant que la mesure avait permis de contenir les prix, l’observatoire Clameur, soutenu par plusieurs acteurs de l’immobilier, affirme qu’aucun effet significatif n’est observable, notamment à Lyon.
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Pour parvenir à cette conclusion, l’organisme a comparé l’évolution des loyers avant et après la mise en place du dispositif dans plusieurs métropoles où il s’applique, dont Lyon, Bordeaux, Montpellier et Lille. Résultat selon Clameur, qui avait déjà publié une étude dans ce sens en novembre 2025 : les loyers n’auraient pas évolué différemment que dans des villes non concernées par la régulation.
Une analyse qui contredit directement les travaux de l’Atelier parisien d’urbanisme, publiés la veille, qui estimaient que l’encadrement avait permis de réduire les loyers d’environ 5 % à Paris et dans les villes concernées. Clameur critique notamment la méthodologie employée, jugée peu comparable avec les réalités locales.
Au-delà de l’évolution des prix, l’observatoire évoque aussi des effets indirects. Les contraintes réglementaires auraient un impact psychologique sur certains propriétaires, susceptibles de retirer leur bien du marché locatif. Entre 2020 et 2022, la part de logements privés quittant la location a ainsi fortement progressé, avant de revenir à un niveau plus proche de celui observé avant la pandémie.
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Dans ce contexte tendu, les loyers continuent globalement de progresser en France, avec une hausse moyenne de 2,1 % en 2025. À Lyon, où la question du logement reste particulièrement sensible, cette nouvelle étude relance un débat loin d’être tranché. Véronique Sarselli, élue le mois dernier à la tête de la Métropole de Lyon avait affirmé vouloir supprimer l'encadrement des loyers. Pour l'heure, le dispositif actuel, défendu notamment par les maires de Lyon et de Villeurbanne, doit prendre fin à l'automne 2026.

"...............Entre 2020 et 2022, la part de logements privés quittant la location a ainsi fortement progressé,.............."
Pendant la pandémie ? C'est ça leur "comparatif" ? 😀
Et ils ont comparé avec quelles autres villes de tailles et d'activités similaires ?
Où est le détail ?
Aucune transparence, tout est bidonné par le commerce.